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lun 13 janvier – Des opposants aux projets Inutiles bloquent le chantier illégal du projet Ol-Land

Des citoyens se mobilisent contre un projet aussi illégitime qu’inutile! « OL Land » : une Zone A Défendre!!

A Lyon, citoyens et divers mouvements et associations se mobilisent depuis le début 2012. et malgré les pressions et les interventions parfois très violentes des forces de l’ordre, les zadistes tiennent bon sur le terrain, multipliant les actions toujours non violentes!

Comme celle d’hier!

RÉSULTAT: des citoyens arrêtés, avec comparutions le 24 Février et procès le 19 Mai…

Voici ce qui arrive lorsque les citoyens se dressent contre les intérêts privés et financiers d’une poignée de capitalistes, avec la bénédiction tacite des politiques locaux, qui se taisent, et le silence des médias nationaux!

SOUTENEZ CES CITOYENS : parlez d’eux dans vos réseaux, sur les médias sociaux! Rejoignez-les sur le terrain!

 POURQUOI cette ZAD ?

Le projet : un nouveau grand stade à Lyon, chantier pharaonique.

Projet qui implique l’expropriation d’une trentaine d’agriculteurs et de 160 hectares de terres agricoles, achetées aux agriculteurs à des prix dérisoires.

Projet qui va coûter près de 400 millions d’euros de dépenses publiques, au seul profit d’un groupe d’investisseurs privés!!

Projet entaché d’entente illicite entre l’OL Groupe et le Grand Lyon, présidé par Gérard Collomb, sénateur maire PS de Lyon!

Projet synonyme de spéculations immobilières douteuses, menées par La Foncière du Montout, propriétaire des terrains et dont l’OL est actionnaire majoritaire!

Projet dont pourtant les commissaires de l’enquête publique de 2010 ont souligné l’« absence quasi totale d’utilité » des infrastructures pour les habitants et les travailleurs des communes concernées.

Projet ayant fait l’objet de pas moins de 36 recours en justice!!

Et ici comme pour l’aéroport de Notre-Dames-des Landes, autre ZAD, on retrouve la même multinationale française : Vinci!

OBJECTIF DE LA ZAD DE LYON

Le but pour les citoyens mobilisés est de tenir, suffisamment longtemps pour que ce GPI (Grand Projet Inutile) prenne du retard dans les travaux, dont la date buttoir d’achèvement est l’Euro 2016, et que de facto, donc, il n’ai plus aucune utilité!

Et il est temps que les politiques et grands groupes privés soient enfin responsables et justiciables lorsqu’ils entreprennent de telles exactions frauduleuses, qui plus est avec l’argent du citoyen contribuable!

Ne rien dire ou ne rien faire c’est cautionner! A bons entendeurs…

Collectif ZAD Lyon

Ce lundi 13 janvier à 7h00, des véhicules arrivent devant l’entrée principale du chantier du projet de stade géant Ol – Land.

source photo : www.lyonmag.com

Une minute plus tard une chaine humaine est formée sur la grille du chantier. Les militants se sont enchainés solidement au portail et bloquent ainsi les ouvriers qui arrivaient au travail. D’autres militants  déposent des banderoles, tractent et discutent avec les ouvriers. « Écologie? Économie? Démocratie ?  STOPPONS OL-LAND » suivi d’un logo d’anti-Hayraultport Notre Dame des Landes 😉 sont affichés sur les banderoles.

Vidéo de Foutou’Art

Un premier ouvrier a d’abord tenté de foncer sur les militants enchainés avec sa voiture, il pousse les barrières avec le par choc mais les soutiens aux enchainés lui expliquent que c’est inutile. Il dira ensuite qu’il plaisantait… quoi qu’il en soit, il partira sans plus ; puis , surprise, tous les ouvriers avertis de intentions des militants affichent…

Voir l’article original 473 mots de plus

Arno Klarsfeld – La nécessaire législation sur la protection des animaux

corrida-picasso-la-regle-du-jeuuIl y a près d’un an, le conseil constitutionnel a rejeté la demande d’associations de défense des animaux demandant l’interdiction de la corrida. Dans sa décision les membres du conseil ont rappelé que bien que l’article 521-1 du code pénal réprime les sévices graves et les actes de cruauté envers un animal domestique ou tenu en captivité, cet article exclut expressément l’application de ces dispositions aux courses de taureaux dans les cas où une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Ces pratiques traditionnelles reconnues par la loi ne portant pas atteinte à un droit constitutionnellement garanti.

Cela a peut-être été une défaite pour les défenseurs des animaux mais le conseil constitutionnel a montré la voie à suivre pour l’avenir : la dignité des animaux ou l’interdiction d’une inutile cruauté à leur égard doit être constitutionnellement garantie.

Animaux esclaves, Marie-Pierre Hage - Ed. Lucien Souny - 2008La règle légale sur les corridas les autorisant si une tradition locale ininterrompue peut être invoquée est vouée à disparaître. Elle rappelle trop la règle en vigueur aux Etats-Unis avant la guerre de sécession autorisant l’esclavage là où il avait existé mais en excluant les nouveaux territoires ouverts à la colonisation.

On sait que c’est mal, on sait que ces coutumes viennent d’un temps où l’on pensait que l’animal, comme l’esclave, n’avait pas de conscience mais on laisse perdurer car on craint un conflit ouvert.

Pendant longtemps on a pu maltraiter et torturer les animaux en se fondant sur la croyance qu’ils n’étaient que des machines sans conscience. Entre Pythagore qui pensait que les hommes se réincarnaient dans les animaux et les animaux dans les hommes et Aristote, deux siècles plus tard, qui professait que les animaux étaient dénués de pensée, de raison et de logique, c’est Aristote qui l’a emporté. Pendant 2 000 ans les animaux n’ont eu aucun droit.

Ce n’est qu’au milieu du 19ème siècle qu’on a interdit en France les sévices infligés aux animaux lorsque ces sévices étaient infligés publiquement. Ce n’est que bien plus tard que le caractère public est devenu indifférent et que l’animal comme sujet de droit a émergé. Aujourd’hui le droit des animaux est enseigné sur la plupart des campus des universités des Etats-Unis.

La corrida tout comme la chasse à courre sont vouées à disparaître. Si l’homme a une conscience, il en va de même du taureau martyrisé dans l’arène ou du renard affolé et déchiré vivant par les chiens pour le plaisir de cavaliers indifférents à la souffrance animale.

Oui les animaux ont des droits et le meilleur moyen de les protéger est de garantir une partie de ces droits constitutionnellement.

La France ne serait pas le premier pays à le faire. Trois pays frontaliers l’ont déjà fait. L’Allemagne dont la loi fondamentale protège les animaux depuis 1993, la Suisse dont la constitution garantit le respect de la créature animale et le Luxembourg qui garantit sa protection. Pour des pays plus éloignés, la constitution de l’Inde assure un devoir de compassion, celle du Brésil prohibe la cruauté. Après ce sera à la jurisprudence des cours judiciaires et administratives de construire, doser et s’adapter.

Affiche « Ceux qui s'opposèrent à l'esclavage au XIXe siècle... »Assurer les animaux constitutionnellement contre une inutile cruauté aurait aussi pour conséquence d’interdire l’abatage rituel pour la viande casher ou halal sans que l’animal soit préalablement étourdi. Si l’on doit manger de la viande la moindre des reconnaissances c’est d’abattre l’animal en lui causant le minimum de souffrance. Ce n’est pas là une question de laïcité mais de juste compassion.

Il est logique que la prise de conscience des peuples occidentaux de la souffrance animale débouche sur des changements constitutionnels et que l’éthique conditionne le droit.

De nombreux hommes politiques aiment la chasse et la corrida mais ils aiment encore plus être en phase avec l’opinion publique. Deux sensibilités s’affrontent et iront en s’affrontant de plus en plus.

Source : Arno Klarsfeld, La nécessaire législation sur la protection des animaux – La Règle du Jeu.

NDLR – la mise en gras de certains passages n’est pas du fait d’Arno Klarsfeld mais du nôtre. De même des liens et des photos, exception faite du tableau de Picasso, « Courses de taureaux (Corrida) 1 », 1934.

« Au nom de la Terre » – Pierre Rabhi et José Bové confrontent leurs point de vue

Affiche-Au-nom-de-la-terre-14-12-2013Le 14 décembre dernier, Vaugneray (69670) est devenue trois heures durant, pour les 1300 personnes présente, la capitale des trois-quarts de la planète depuis le Sahel subtropical à la forêt amazonienne en passant par l’espace européen.

Écologie, environnement mais aussi solidarité, tels ont été les grands thèmes de cette conférence.

En invitant Pierre Rabhi et José Bové, ce sont a priori deux modes d’action radicalement opposés qui étaient conviés à échanger sur leur combat pour un avenir plus écologique.

« Il s’agit de deux personnalités complémentaires, d’où l’intérêt de la rencontre. Leur échange sur les actions à mener pour développer des actions citoyennes, en faveur de la planète, promet d’être riche » déclarait Victor Fornito,  président de l’une des associations organisatrices, l’association SECOL (Solidarité, Écologie, Citoyenneté dans l’Ouest Lyonnais), en amont de la conférence.

Pierre-Rabhi-Jose-Bove-14-12-2013D’un côté… Pierre Rabhi.

Pierre Rabhi, sage philosophe prônant l’action non violente, est un agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Pierre Rabhi défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous et notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations. Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, du mouvement Colibris, et a créé en 2010 sa Fondation.

Pierre Rabhi  appelle à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse ».

De l’autre… José Bové.

Activiste et député européen, José Bové est connu pour le « démontage » du McDonald’s de Millau en 1999, protestation visant aussi l’Organisation mondiale du commerce, opération constituant un repère dans l’histoire de l’altermondialisme en France, et ses campagnes d’arrachage d’OGM. José Bové a insisté sur le fait qu’il fallait se battre : sa lutte contre l’extension de l’armée au Larzac s’est faite pour le respect de la terre nourricière, de même que sa lutte contre les semences OGM. Ces deux victoires démontrent qu’il ne faut pas se sentir battus d’avance et que l’engagement est payant.

L’invité surprise

Benki-piyako-Pierre-Rabhi-14-12-2013A noter également l’intervention d’un invité surprise, Benki Piyako Ashaninka, leader indigène politique et spirituel du peuple Ashaninka, dans l’état de l’Acre en Amazonie Brésilienne, primé des droits de l’homme au Brésil pour la défense des territoires et de la souveraineté nationale brésilienne, coordinateur local du programme Povos da Floresta, et qui a récemment reçu le Prix des Droits de l’homme de la ville de Weimar. Benki Piyako a expliqué les problèmes qu’il rencontre avec l’État fédéral Brésilien. Benki a appris le respect de la terre et de la nature de ses aïeux et refuse la façon de vivre que veut lui imposer l’État. En effet, le gouvernement brésilien cherche à confisquer des terres et la forêt de sa communauté en contrepartie de l’installation de l’électricité, du téléphone et de la télévision. Benki refuse que ses terres soient soumises à déforestation, pesticides et OGM. Il refuse la télévision qui capte l’attention et la disponibilité des jeunes de sa communauté, les empêchant de prendre part aux discussions avec les responsables sur la place du village. Il veut conserver ses terres et les cultiver en respectant la vie des plantes en fonction des besoins de sa communauté indienne et refuse de les laisser attribuer à des entreprises agricoles qui ne cherchent que rendements et profits sans se soucier de l’épuisement des terres.

Chacun est rentré chez soi avec la certitude qu’il est urgent de changer nos comportements de citoyens pour convaincre nos dirigeants à prendre les mesures nécessaires à leur niveau.

 La vidéo de la conférence « Au nom de la Terre »:

Statut juridique de l’animal… Les Puces de Luce Lapin

Statut juridique de l’animal… ou révolution de pacotille ?

Ils sont vingt-quatre. Comme l’a justement écrit la journaliste et écrivaine Florence Pinaud sur Rue89 («Comment défendre les animaux sans se faire traiter d’idiot?»), impossible de les accuser de «sensiblerie».

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Florence Burgat, Luc Ferry, Élisabeth de Fontenay, Edgar Morin, Boris Cyrulnik, Jacques Julliard, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Erik Orsenna, Hubert Reeves, Didier Van Cauwelaert et treize autres intellectuels — en tant que tels, leurs signatures, «respectables», sont une caution, leur position, de fait, est crédibleont signé le manifeste de la Fondation 30 Millions d’amis

pour un nouveau statut de l’animal dans le Code civil.

Il reconnaîtrait sa nature d’être sensible et le placerait dans une catégorie intermédiaire, entre les humains et les choses.

Cette initiative est approuvée par neuf Français sur dix (sondage IFOP-30 Millions d’amis, 29-31/10/13).

En effet, les animaux domestiques, déjà reconnus, eux, comme «sensibles» (article L214-1 du Code rural), sont cependant toujours, au nom de la loi, considérés comme «biens meubles» (article 528 du Code civil, inspiré de Descartes et de son cruel «animal machine»).

Les animaux ne seront pas les seuls à profiter de cette avancée, une meilleure humanité en découlera. Cela s’appelle le Progrès.

Mais la seule perspective de leur donner un vrai statut en effraie déjà d’aucuns, qui s’inquiètent de savoir si l’on pourra toujours «les manger».

À propos de la corrida, dès que l’on émet l’éventualité de son abolition, c’est déjà le refrain des aficionados: et après l’interdiction de la corrida, ce sera la chasse, le cirque, le foie gras…, dans le genre: «On vous voit venir!»

Pour faire le pendant, j’ai envie de répondre, par provocation, mais pas seulement: «Bien vu, on y a déjà pensé!» Pour ce qui est de «les manger», ma première réaction, moi qui n’en consomme pas la queue d’un, fut d’être agacée par ces carnivores égoïstes incapables de ressentir la moindre compassion, ensuite d’en rire, puis, après réflexion, j’ai trouvé la question des plus intéressantes et judicieuses — elle pointe exactement le fond du problème et aurait déjà dû se poser antérieurement.

Car ce statut irait de pair avec une meilleure considération de nos «frères inférieurs» et serait fondé sur de nouvelles relations.

Mais j’y vois poindre l’émergence d’un formidable paradoxe.

Comment alors logiquement, et surtout légalement, pouvoir continuer à parquer poules, cochons, lapins, etc., dans des élevages intensifs, à chasser, pêcher, gaver, toréer, expérimenter, exhiber, sacrifier au nom du dieu Mode, dresser pour les cirques dans des numéros contre nature et dangereux qu’on force à exécuter éléphants, tigres, lions, etc., comment pouvoir continuer de même à emprisonner dans les zoos et les delphinariums (liste non exhaustive!) des êtres vivants enfin reconnus comme sensibles, qui ressentent la faim, la soif, la peur, l’angoisse, la douleur, dotés d’une intelligence équivalente à la nôtre, proportionnellement à son espèce, les faire souffrir, les TUER?

Il faudrait donc impérativement supprimer tous les articles de loi précédents, afin de ne pas se retrouver dans un cas de figure qui réduirait à néant ce statut révolutionnaire.

Quelles seraient les limites d’un tel texte? Je pense notamment à l’excellent article 521-1 de notre Code pénal, qui punit les sévices cruels exercés sur les animaux de deux mois de prison ferme et de 30000 euros d’amende, mais dont l’alinéa 7 autorise l’«exception culturelle» en France: corrida dans le Sud et combats de coqs dans le Nord, et dont nous, anticorrida, demandons la suppression, qui nous paraît d’une légitime évidence, aux politiques.

Voilà qui illustre parfaitement mon ressenti et mes craintes. Mais alors combien d’alinéas faudra-t-il afin que ce statut soit «acceptable» pour les humains?

Et, dans ce cas… à quoi bon?

Luce Lapin

statut-juridique-animal-30M-d-amisDéjà plus de 461 000 signatures.
Si vous aussi vous souhaitez que les animaux soient reconnus comme êtres sensibles,

signez la pétition!

• À noter : Florence Pinaud est l’auteure de l’excellent « Respecter les animaux à petit pas« , avec Anne-Lise Combeaud pour les (très beaux) dessins (Actes Sud Junior, février 2013, à partir de 8 ans).

Article source daté du 19 novembre 2013 disponible sur le site du journal Charlie Hebdo.

Le choix du vivant – Gérard CHAROLLOIS

 Le choix du vivant

Des présidents de chambres d’agricultures du Sud de la France indiquent au ministre de l’écologie que les éleveurs de montagne refusent la présence de tous les prédateurs. En fait, ces éleveurs veulent des parcs nationaux parcs à moutons où des troupeaux sans surveillance détruisent toute végétation, sans prédation naturelle et sans concurrence d’herbivores sauvages.

Le préfet de HAUTE SAVOIE a autorisé une tuerie de centaines de bouquetins au motif que ces animaux pourraient être porteurs de brucellose dont un cas humain se manifesta au printemps dernier.

Partout, systématiquement, au nom du profit, de l’aseptisation, des peurs irrationnelles, l’homme tue.

Il ne tolère ni loup dans les forêts, ni pigeons dans les villes, car « l’animal sauvage est dangereux ! »

Dans le même temps les élus persistent à aménager le territoire en routes et en aéroports, contribuant ainsi à soustraire des espaces à la nature.

Qu’elle est fossilisée cette classe politique qui offre NOTRE DAME DES LANDES à un oligarque bien connu, ami de l’ancien président, roi des parkings et des autoroutes !

Puis, il y a des milliers de micro-NOTRE DAME DES LANDES, sous formes de ronds-points, de zones artisanales, de carrières, de déviations contournantes.

Inspiré par les affairistes, entrepreneurs et exploitants, un groupe de députés, aux ordres des forces d’argent, dépose en cette fin d’année, une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer, de la constitution, le « principe de précaution », frein aux appétits insatiables des prévaricateurs de la finance.

Ce texte ne sera pas adopté, mais illustre un état d’esprit contre nature si présent chez trop d’élus.

Maires, ils font abattre systématiquement les grands arbres urbains en feignant de les remplacer par de jeunes qui n’auront jamais la chance de vieillir.

Ainsi, sans l’avouer, subrepticement, en affirmant le contraire, l’homme (homo-economicus) est l’ennemi de la nature.

Bien sûr, il n’assume pas son crime.

Il tue, aménage, extermine, aseptise, mais c’est pour défendre son troupeau, préserver sa forêt usine à bois, prévenir les accidents, lutter contre la rage, à moins que ce ne soit l’échinoccocose, la brucellose, la grippe aviaire, pour désenclaver, pour un développement « bien évidemment durable ».

Pour la propagande officielle et le prêt-à-penser, seuls des « écolos intégristes », des « extrémistes animalistes farfelus » peuvent s’opposer à de telles mesures, car ils « sont contre tout » et « veulent nous ramener à la lampe à pétrole ».

Ainsi, l’imposture suit le crime et l’injure tient lieu de paravent aux exactions.

Les ennemis de la terre préfèrent salir que lire, dénigrer que réfuter, insulter qu’argumenter.

Cependant, les faits sont ce qu’ils sont.

Par pans successifs, sous mille prétextes, l’homme anéantit le vivant, artificialise son milieu de vie.

Si, dire la vérité, c’est être « intégriste » « extrémiste » ou autres amabilités débiles dont nous affublent les ennemis de la terre, soyons, sans couardise, ceux qui disent les faits.

Par-delà chaque conflit entre l’exploiteur, le tueur, le pollueur et la nature, soyons du côté de la vie.

Le choix n’est jamais entre l’humain et la biodiversité.

La conciliation est toujours possible, à condition de changer les pratiques et de faire reculer l’obscurantisme.

Pour satisfaire les très légitimes intérêts de l’humain, pour faire reculer la pauvreté, pour promouvoir les valeurs fondamentales de solidarité, d’assistance, pour juguler l’esprit de compétition, poison moral inoculé par les milieux d’argent, pour vaincre la souffrance physique, point n’est besoin de massacrer la bécasse ni d’offrir à des affairistes prévaricateurs des infrastructures destructrices de biodiversité.

Pour sauver la nature, point n’est besoin de renoncer aux conquêtes scientifiques, au vrai progrès, à un hédonisme altruiste.

Il suffit de faire le choix du vivant, choix qui en éthique, en politique, en philosophie s’appelle le biocentrisme.

A l’inverse des nihilistes, nous affirmons des valeurs positives, concrètes, des valeurs bénéfiques à tout être vivant.

 Gérard CHAROLLOIS

 Lettre publiée le 29 décembre 2012 – CVN – Convention Vie et Nature

Gérard Charollois est un juriste et un militant écologiste français. Il est le président et cofondateur du mouvement Convention Vie et Nature pour « une écologie éthique et radicale » et pour « le respect des êtres vivants et des équilibres naturels ».

Le bois illégal circule en Europe!

Selon Interpol, l’exploitation forestière illégale représente actuellement entre 15 et 30 % des volumes de bois commercialisés dans le monde. La valeur du commerce du bois récolté illégalement est estimée à environ 11 milliards de dollars, c’est à dire comparable à celle du marché de la drogue !

Le bois illégal circule en Europe | Déforestation – L’actualité de Greenpeace France.

Cartographier la déforestation : les chercheurs de l’Université de Maryland et de Google ont utilisé Google Earth et 654 178 images issues du satellite Landsat 7, créant cette impressionnante cartographie des forêts disparaissant.

Le lait : de la colle, des hormones et du pus…

On ne peut aborder ce sujet sans parler de Robert Cohen, surnommé aux USA, « l’homme anti-lait ».
Il a écrit l’un des livres les plus fascinants et les plus documentés sur ce sujet : MILK,
The deadly poison (« Le lait, poison mortel »), qui a fait grand bruit aux USA (pas encore traduit en français). Dans sa dédicace, il s’adresse à « toutes les personnes dans le monde qui souffrent de toutes sortes de troubles de santé sans être conscients de l’origine alimentaire de leurs maux. Puissent-elles découvrir que la fontaine de jeunesse, pour elles, leurs enfants et les générations futures, pourrait bien venir du simple fait d’éliminer le lait de leur vie ! »

POUR LIRE LA SUITE : Le lait : de la colle, des hormones et du pus… | Site Officel de Mutien.

Le trafic du bois tropical sape la lutte contre la déforestation – Le rapport « Carbone vert, marché noir »

De l’exploitation forestière illégale

au blanchiment du bois

Le rapport « Carbone vert, marché noir »

En 2012, un rapport élaboré par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement ) et INTERPOL évalue entre 30 et 100 milliards de dollars par an les profits tirés par les organisations criminelles du commerce de bois illégal.

Rapport-Carbone-Vert-Marche-noir-LLPAALe rapport « Carbone vert, marché noir »

L’ampleur de cette exploitation illégale, dont les grands bassins tropicaux sont le théâtre principal, relativise les discours sur la lutte contre la déforestation énoncés tant par les Etats concernés que par les acteurs de l’industrie forestière. Elle « représenterait 50 % à 90 % de l’ensemble des activités forestières » en Amazonie, en Indonésie et dans le bassin du Congo.

A la lecture du rapport rédigé par les deux organisations, il se confirme que le business des bois tropicaux demeure un milieu gangrené par une corruption généralisée d’autant plus prospère que, dans bien des pays, elle permet à des fonctionnaires miséreux d’assurer le pécule de survie que leurs États ne peuvent plus leur offrir. « L’exploitation illégale a lieu en majorité dans les régions en conflit, pointe le rapport. Elle ne diminue pas, bien au contraire, car les cartels sont mieux organisés et déplacent leurs activités pour échapper aux services de police ».

UN FILON POUR LES MOUVEMENTS ARMÉS

Cette criminalité organisée est bien ce qui intéresse les enquêteurs d’Interpol qui sont montés en première ligne de l’opération de répression dans laquelle se retrouvent des défenseurs de l’environnement et des institutions chargées de lutter contre le grand banditisme. Cette coalition baptisée Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), est opérationnelle depuis 2011. Elle regroupe, outre Interpol, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale des douanes et la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Car derrière ces mafias, il n’y a pas seulement des individus qui ont compris qu’il y avait à gagner sans prendre de gros risques compte tenu de la faiblesse du droit environnemental et de l’impunité dont jouissent les trafiquants dans la plupart des pays. Il existe aussi des mouvements armés qui y ont trouvé, comme dans le trafic d’ivoire, un filon pour financer leur cause. Ces réseaux font preuve d’une ingéniosité croissante.

« Ces cinq dernières années, on est passé d’une exploitation illégale directe à des méthodes plus sophistiquées de recel et de blanchiment« , souligne Interpol qui, exemples à l’appui, recense plus de trente manières « d’abattre illégalement, de blanchir et de commercialiser des grumes ». Parmi lesquelles, « la falsification de permis d’exploitation, le piratage de sites Internet gouvernementaux afin d’obtenir des permis de transport et des quotas plus importants, le blanchiment par l’intermédiaire de la construction de routes, de fermes d’élevage, de plantations de palmiers à huile, le mélange de bois légal et illégal pendant le transport ou dans les scieries »…

Sans oublier les classiques pots-de-vin. Ainsi en Indonésie, le rapport accuse « les plantations de servir souvent de couverture à l’objectif réel qui est l’abattage du bois ». Comme l’extension de routes qui, en passant dans des zones protégées, permettent de « récolter » des essences précieuses.

Une nouvelle façon de blanchir des millions de mètres cubes de bois est de mélanger du bois coupé illégalement avec du bois coupé légalement, pour ensuite le traiter et le blanchir dans des scieries et des usines de production de papier, de pâte à papier et de carton. Une autre grosse arnaque consiste à vendre du bois provenant de forêts sauvages comme provenant d’une plantation de bois légale, et souvent en profitant des subventions gouvernementales dont bénéficient ces plantations légales.

Le rapport explique clairement que l’exploitation illégale ne diminue pas, bien au contraire, car les cartels sont mieux organisés et déplacent notamment leurs activités illégales afin d’échapper aux services de police locaux ou nationaux.

Outre l’implication croissante de la criminalité organisée dans l’exploitation illégale du bois, le rapport souligne la recrudescence d’autres activités criminelles qui lui sont liées, notamment des meurtres, de la corruption, de la fraude et des vols, en particulier au préjudice des peuples autochtones.

LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN PÉRIL

Les forêts mondiales – qui  capturent le CO2 et le stockent (c’est ce que l’on appelle le carbone vert) – représentent l’un des piliers les plus importants pour lutter contre le changement climatique et assurer le développement durable. Aujourd’hui, il ne reste qu’un dixième de la surface mondiale des forêts primaires. Les forêts préservent la biodiversité et fournissent également des ressources en eau, des produits médicinaux, des nutriments recyclés pour l’agriculture et elles jouent un rôle dans la prévention des inondations ; elles sont cruciales pour la transition vers une économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté.

La destruction des forêts tropicales met donc en péril la lutte contre le changement climatique. C’est au nom de cette menace qu’Interpol et le PNUE justifient leur mobilisation commune. On estime que la déforestation – qui concerne principalement les forêts tropicales humides – représente 17 % des émissions de carbone mondiales, soit 1,5 fois plus que la totalité du trafic aérien, routier, ferroviaire et maritime.

Le rapport a été lancé officiellement lors de la conférence mondiale sur les forêts à Rome, lors d’un événement parallèle organisé par le programme ONU-REDD. Le programme ONU-REDD est une coalition formée par le Programme des nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme des nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le commerce illégal sape les efforts entrepris pour freiner la déforestation à travers notamment le mécanisme REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts), qui prévoit de rémunérer les efforts de conservation sur la base des tonnes de carbone séquestrées. Cette initiative en discussion depuis des années est souvent présentée comme « l’arme lourde » pour protéger les bassins tropicaux. Des milliards de dollars ont déjà été investis, même si pour l’instant le REDD n’a d’existence que sur un marché carbone forestier volontaire ou sous forme de projets pilotes. Interpol et le PNUE, qui soutiennent cette idée, oublient toutefois de dire que le REDD est déjà la cible de fraudes. Les aventures des « carbon cow-boys » – ces trafiquants d’un nouveau genre qui surfent sur l’appétit de carbone forestier – témoignent d’un système lui aussi loin d’être sécurisé. Bien que des progrès importants aient été réalisés grâce à des programmes tels que l’initiative REDD +, les efforts visent trop souvent à encourager et créer des incitations pour le commerce légal, sans prendre en compte la lutte contre le crime organisé. Or,  malheureusement, les incitations économiques actuelles sont rarement efficaces dans la réduction de la corruption et des activités illégales puisqu’il y a peu de risque d’être appréhendé.

“Le crime organisé transnational est une menace qui pèse lourdement sur l’environnement. C’est un problème qui demande une réponse légale internationale forte, efficace et innovante, et ce afin de protéger les ressources naturelles, de lutter contre la corruption et la violence liée à ce type d’activité qui peut également affecter la stabilité et la sécurité d’un pays”, a déclaré M. Ronald K. Noble, Secrétaire Général d’INTERPOL.

Une collaboration internationale renforcée en matière de législation environnementale et de son application n’est DE FACTO pas une option parmi d’autres. C’est en réalité la seule réponse pour lutter contre une criminalité internationale organisée qui menace les ressources naturelles, la soutenabilité environnementale et les efforts visant à sortir des millions de personnes de la misère.

LIRE AUSSI :

Sources :

Communiqué de presse d’Interpol

Article du Monde.fr

Les végétariens de la République revendiquent leurs droits!

Un décret et un arrêté publiés au Journal officiel du 2 octobre 2011 imposent aux cantines scolaires le respect d’un ensemble de normes censées garantir l’équilibre nutritionnel des repas. Ces normes imposent à six millions d’enfants en âge scolaire la consommation de la viande, du poisson, des produits laitiers et des œufs.

Des décrets analogues sont en préparation pour la quasi-totalité de la restauration collective en France, depuis la maternelle jusqu’aux établissements pour personnes âgées, en passant par les restaurants universitaires, les hôpitaux et les prisons.

petition-non-au-decret-restauration-scolaireUne initiative citoyenne a donc été lancé en France!

  • Le site de L’ICDV (Initiative Citoyenne pour les Droits des Végétariens)
  • La pétition pour le droit de ne pas manger d’animaux dans les écoles françaises, adressée au gouvernement français.

PETITE REVUE DE PRESSE pour en savoir plus :

Partout en France des manifestations ont eu lieu, notamment à Paris, devant la Direction générale de l’alimentation, manifestation organisée par l’AVF (Association Végétarienne de France) et l’association L214 dans le cadre de l’ICDV et de la campagne visant à demander l’abrogation du décret et de l’arrêté du 30 septembre 2011.

Condition animale et justice sociale

Condition animale et justice sociale.

Par Corine Pelluchon, maître de conférences en philosophie à l’Université de Poitiers – Le Monde.fr | 24.02.2012 à 09h53

On a souvent opposé le souci pour les animaux et le souci pour la justice sociale, reléguant la protection animale à la périphérie de la politique. Pourtant, la question animale ne pose pas seulement des problèmes moraux, mais elle relève également de la justice. Elle est même l’épreuve de notre justice, parce que nos usages des animaux trahissent les fondements de notre droit et révèlent les dysfonctionnements d’une organisation du travail et d’une économie dont les hommes sont aussi les victimes.

Pour lire la suite…

 

 

Bienvenue sur le blog de l’Association LLPAA – Laissons Leur Peau Aux Animaux!

LLPAA MILITE POUR LE RESPECT DU VIVANT!

LLPAA est une association anti-spéciste. Par conséquent, nous soutenons les actions et mouvements qui luttent pour la préservation, le respect et les droits du vivant, qu’il soit humain, non humain, ou environnemental.

Nous croyons profondément à la synergie des luttes en ce sens!

C’est pourquoi vous trouverez sur ce blog non pas des articles spécifiques à notre objet principal, l’exploitation des animaux pour leur peau, mais des articles, et des liens relatifs aux luttes que nous soutenons, aux associations partenaires, nos coups de cœur… Bref, ce blog se veut différent du site institutionnel! 😉