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Ca chauffe pour la planète! Modifions nos assiettes!

L’année 2013 a été l’une des plus chaudes sur le globe…

ca-chauffe-pour-la-planete-llpaa-le-blogVoici ce qui ressort sur la base des relevés de températures mondiales effectués depuis 1880, comme en témoignent les rapports respectifs de la Nasa et de l’Agence océanographique et atmosphérique américaine (NOAA), confirmant selon les climatologues la poursuite du réchauffement de la planète.

La température moyenne combinée sur les terres et les océans a été de 14,52 degrés Celsius en 2013, soit 0,62 degré de plus que la moyenne du XXe siècle, ce qui fait de 2013 la quatrième année la plus chaude depuis 134 ans, précise la NOAA, ajoutant que 2013 a aussi marqué la 37e année d’affilée avec une température moyenne supérieure à la moyenne du XXe siècle. Les estimations de température de la Nasa dans le monde l’an dernier ne sont que très légèrement différentes de celles de la NOAA. Et les deux agences s’accordent à dire que toutes les années du XXIe siècle (2001-2013) comptent parmi les 15 plus chaudes dans le monde depuis 1880 et les trois plus chaudes dans les annales ont été 2010, 2005 et 1998.

La tendance générale d’un réchauffement de la Terre ne fait pas de doute, explique le principal climatologue de la Nasa, Gavin Schmidt : « Les tendances à long terme des températures à la surface de la Terre sont inhabituelles et l’année 2013 est venue conforter les indications d’un changement climatique en cours », a-t-il dit lors d’une conférence de presse téléphonique avec le directeur du centre des données climatiques de la NOAA, Thomas Karl.

« Alors qu’une année ou une saison peut être affectée par des événements météorologiques, cette analyse montre la nécessité de continuer à surveiller l’évolution des températures sur le long terme », a-t-il ajouté. « Je voudrais que le public voit dans ces chiffres que les tendances à long terme du changement climatique sont extrêmement robustes (…) et qu’elles ne vont pas disparaître », a insisté le climatologue de la Nasa. Chaque nouvelle année ne va pas nécessairement être plus chaude que la précédente mais avec le niveau actuel des gaz à effet dans l’atmosphère, les scientifiques s’attendent à ce que chaque future décennie soit plus chaude que la précédente, souligne le rapport de la Nasa.

Le niveau de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, qui provient surtout de la combustion du charbon, du pétrole et d’autres activités industrielles, est au plus haut niveau depuis 800.000 ans.

Malgré les températures enregistrées en 2013, un des facteurs clé de l’année passé a été l’absence du courant chaud du Pacifique El Nino qui a des effets météorologiques importants sur le globe et contribue entre autres à la montée des températures. Mais El Nino pourrait de nouveau se manifester en 2014 et 2015, selon ces climatologues.

La banquise continue à fondre…LA-BANQUISE-FOND
Le réchauffement de la planète continue aussi à faire fondre les glaces arctiques avec comme conséquence à terme la montée du niveau des océans, qui un jour menacera les populations vivant près de certaines côtes dans le monde.

L’étendue de la banquise arctique a ainsi été en 2013 au dessous de la moyenne : elle « a fortement diminué surtout depuis les dix à onze dernières années », a souligné Thomas Karl.

Le réchauffement climatique : un réel danger?

Fonte de la banquise, disparition de certaines espèces, mais aussi épidémies ou récession économique… Les conséquences du changement climatique pourraient être lourdes.

La gamme des dangers liés au réchauffement du climat est très large.

Certaines conséquences du changement climatique, comme la fonte des glaciers, sont déjà visibles. Les effets directs sont liés aux catastrophes climatiques (tempêtes, inondations, sécheresses, canicules, etc.). Le nombre d’événements météorologiques extrêmes à l’origine de catastrophes a plus que triplé depuis les années 1960.

Un souci particulier est lié à l’augmentation du niveau de la mer qui met directement en danger 150 millions de personnes vivant à moins d’un mètre au-dessus du niveau actuel.

Si l’on évoque spontanément les épisodes caniculaires, un raisonnement systémique conduit également à identifier de nombreux effets indirects.

Ainsi le changement climatique a-t-il des impacts difficiles à quantifier, par exemple, sur la santé publique. En effet, de nombreux autres facteurs interviennent (organisation du système de santé, état de développement…). Néanmoins, la santé publique est affectée par le climat :

  • Les vagues de chaleur ont des conséquences sur des populations particulièrement vulnérables (personnes âgées, nourrissons ou personnes souffrant de troubles respiratoires comme l’asthme, notamment).
  • La qualité de l’air est modifiée, ce qui touche également les personnes fragiles et celles souffrant de problèmes cardio-respiratoires.
  • Les changements de production de pollen sont une des causes du développement des allergies dans la plupart des pays.
  • Les déplacements d’insectes vecteurs d’épidémie (malaria, dengue) peuvent générer l’extension des zones de ces épidémies.
  • La dégradation des sols due à la sécheresse, à laquelle s’ajoutent la déforestation et une agriculture intensive mal adaptée, pourrait entraîner une baisse des ressources alimentaires et donc provoquer des famines
  • Enfin, des événements extrêmes (tsunamis, inondations) peuvent être accompagnés d’épidémies, tels que le choléra.

En 2009, The Lancet a considéré que « le changement climatique est la menace sanitaire globale la plus importante pour le 21e siècle ».

D’autres effets indirects sont à redouter via les perturbations démographiques ou socio-économiques : migrations (« réfugiés climatiques »), conflits (accès à l’eau), accès à l’énergie. Ces risques sont inégalement répartis, les pays du Sud étant les plus menacés. L’Organisation Mondiale de la Santé a publié en 2012 un intéressant atlas qui synthétise ces menaces.

Une prise de conscience mondiale, et surtout une action collective est vitale pour la planète…

Prendre conscience de la réalité du changement climatique et de ses conséquences est la première étape vers la mise en œuvre de solutions, la seconde étant d’agir, depuis les gestes quotidiens jusqu’aux politiques internationales, ce dans tous les secteurs impliqués.

Parmi ceux-ci : la gestion des eaux, de l’agriculture, des infrastructures et des installations humaines, des transports, des systèmes de santé, de l’énergie et des transports.

Mais ce que le grand public ne sait pas forcément, c’est que chacun peut lutter au quotidien contre le réchauffement climatique…. Tout simplement en étant attentif au contenu de son assiette!

La viande tue… les animaux, et aussi la planète!

Il est désormais largement reconnu que la production de viande représente un coût écologique désastreux.

Les estimations des émissions de Gaz à Effet de Serre (les fameux GES) induites par l’élevage des animaux destinés à nos assiettes dépassent celles de tous les transports réunis (voitures individuelles, camions, cargos, avions etc…).

Un 1er rapport en 2006 de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sur l’impact climatique de l’industrie de la viande évaluait à 18% la part de la production de viande dans la totalité des émissions de Gaz à Effet de Serre. Mais le Worldwatch Institute révise ensuite ce chiffre, le portant désormais à … 51%, soit plus de la moitié de la totalité des émissions anthropogéniques de CO2. Toutes filières confondues, l’industrie de la viande émet plus de 7 milliards de tonnes équivalent CO2 par an : autant que la Chine!

Avec 45% du total, production et transformation de fourrage restent les deux premiers postes émetteurs. Ils devancent les émissions de méthane des bovins (39%) imputables à leur digestion entérique et la décomposition du fumier (10%). Le solde est imputable à la transformation et au transport des produits animaux.

Vous souhaitez comprendre un peu mieux pourquoi? Prenons l’exemple des petits lardons…

Pour que les éleveurs puissent proposer cet ingrédient à des prix « intéressants » pour l’industrie alimentaire (c’est à dire que cette dernière puisse acheter à des prix très bas, pour vendre ses produits au consommateur à bas prix – garants de volumes conséquents – tout en conservant une marge intéressante!), il faut de l’élevage intensif, élevage usine optimisant chaque coût!

Tout d’abord, il faut nourrir des cochons : pour cela on importe des tourteaux de soja. Cette espèce unique de soja OGM – il faut 659 m² en moyenne de plantation de soja transgénique par français pour fournir les 92 Kg de viande consommée par le français, par an – est produite en Amazonie en lieu et place d’une forêt primaire multi millénaire dont la biodiversité est détruite à tout jamais. Cette culture nécessitera des engins agricoles, toutes sortes de pesticides et des millions de litres d’eau. Passons le transport en cargo dudit soja vers les élevages occidentaux où les cochons les attendent, parqués par milliers dans des conditions tout simplement abominables.

Même si la logique économique les réduits à des unités artificielles de production de petits lardons, il s’agit encore d’êtres vivants qui transformeront une grande partie de l’énergie qu’ils ingurgitent pour maintenir leur température interne, créer des os, créer du stress et autres besoins physiologiques non comestibles pour l’homme. Leur triste « vie » supportée à grand renfort d’antibiotiques dans un univers de béton sera un fertile terrain de mutation à virus et générera des tonnes d’excréments qui finiront en algues vertes et autres émissions de gaz à effet de serre.

Après avoir été mis à mort et découpés par des robots de plusieurs tonnes ils finiront enfin sous forme de bons « petits lardons » qui devront être transportés sur de longues distance en respectant une chaine du froid grande consommatrice d’énergie (la viande se conservant beaucoup moins bien que les végétaux) pour devenir enfin disponible au rayon frais de votre supermarché…

Émissions de gaz à effet de serre mais également déforestation, impact sur la biodiversité, dégradation des sols, de l’air et de l’eau : les conséquences de la production « moderne » de viande sont catastrophiques sur l’environnement.

Vous êtes écocitoyen?

Et même si vous pensez être respectueux de l’environnement en veillant à ne pas gaspiller l’eau, en triant vos déchets, en prenant le vélo plutôt que la voiture, bref, en multipliant les gestes écocitoyens

Consommer les produits issus de l’industrie de la viande, quels qu’ils soient – nous parlons ici de l’élevage des animaux pour leur chair, leurs œufs et leur lait -, est contribuer sans coup férir et massivement à la destruction de notre planète.

A y regarder de plus près, à déchirer le voile marketing des lobbies de l’alimentaire, quel est le véritable prix que nous payons pour une simple quiche lorraine ?

Alors soyons tous consom’acteurs!

Comme nous l’ont seriné sur nos petits écrans Monsieur puis Madame Marie, vantant entre autres produits industriels la quiche au lardons… »Ce n’est pas parce que c’est déjà fait qu’il ne faut rien faire« !

Le Président du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat), Rajendra Pachaury, a ainsi lui-même préconisé, dans une interview donnée au journal Le Monde en 2008 : « Au début, renoncez à manger de la viande un jour par semaine, et ensuite cessez graduellement votre consommation ».

Réduisons au maximum notre consommation de produits et sous-produits animaux, et privilégions les produits végétaux de saison et de proximité!

Bons pour notre santé, bons pour les animaux, et une vraie lutte responsable pour l’avenir de notre planète!

SOURCES :

NOAA – State of the Climate

NASA – RELEASE 14-024 – NASA Finds 2013 Sustained Long-Term Climate Warming Trend

Article de TV5 Monde : « Le réchauffement climatique« 

Réchauffement climatique : la vidéo à montrer aux derniers sceptiques – Le nouvel Observateur.

Le rapport Climate Change 2013 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

Blogs du journal Le Monde – Article du 13/10/2013 – « Changement climatique : quels risques sanitaires ?« 

Le site Viande.info

L’excellent article d’Actias publié en octobre 2009, dont nous avons repris l’exemple des petits lardons – La viande : 51% des émissions de gaz à effet de serre ?

Sur le soja OGM : interview de Fabrice Nicolino, auteur de « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde ».

Association Végétarienne de France : le tract sur alimentation et effet de serre, et le tract « La viande, c’est très lourd pour le climat ! »

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L’huile de palme bio ou le massacre à l’éthiquette | Le Blog d’Avenue Colombie

Aujourd’hui lorsque l’on évoque l’Indonésie on pense immédiatement à ces images d’orangs-outangs fuyant désespérément la destruction de leur milieu naturel pour faire place à d’immenses étendues de palmier à huile, de véritables déserts biologiques par opposition à la richesse irremplaçable des forêts primaires ainsi détruites. L’étendue du désastre est telle que les superlatifs viennent vite à manquer.

Le moteur de cette frénésie destructrice ?

Le profit bien sûr, au mépris de la nature et de tous ses habitants, y inclus les peuples autochtones et les communautés paysannes dont on parle moins.

Et tout cela pour satisfaire la demande internationale en agro-carburants et en matière grasse bon marché pour l’industrie agro-alimentaire. Ce jeu de massacre, dénoncé maintenant depuis des années par divers acteurs, ne donne aucun signe de ralentissement, bien au contraire.

Néanmoins, une récente campagne de Greenpeace commence à porter ses fruits auprès des grands distributeurs un peu partout dans le monde.

Ce que l’on sait moins c’est que la Colombie marche vaillamment sur les traces de l’Indonésie et est maintenant le premier producteur d’huile de palme d’Amérique du Sud. Certes, comparé à l’Indonésie la production peut sembler bien modeste, mais petite particularité, l’Europe est largement compromise dans ce massacre là.

Les conséquences environnementales et sociales sont exactement les mêmes que partout ailleurs dans le monde : expulsion des communautés paysannes par un régime de terreur, enrôlement quasi-forcé des survivants dans de pseudo-coopératives, destruction de forêts primaires, etc.

Vous avez dit « bio »?

Et ce que l’on sait moins encore c’est que l’huile de palme colombienne a colonisé la plupart des rayons de nos supérettes bio : plats cuisinés, céréales grillées, huiles et margarines de cuisson, pâtisseries, cosmétique, entretien, etc. l’huile de palme dont le nom se résume le plus souvent à “huile ou graisse végétale” (à croire que les fabricants en sont peu fiers) est partout.

L’excuse ? Cette huile de palme est produite par le groupe Daabon, dont les produit sont certifiés bio voire équitable par toute une ribambellle de professionnels de la certification : Rainforest (une ONG américaine versée dans le greenwashing), FLO (dont le représentant français est Max Havelaar), etc. sans oublier Ecocert, notre champion national de la certification, à la tête d’un petit empire international.

En effet, en France, tous, du transformateur au distributeur s’abritent derrière les sacro-saintes certifications d’Ecocert. Que cette certification soit remise en cause et c’est tout l’édifice qui s’écroule, de l’importateur aux distributeurs en passant par les transformateurs. Alors aussi longtemps que possible il faut continuer de nier les expulsions de paysans, écarter tout lien possible avec la mafia narco-paramilitaire responsable de massacres indescriptibles, sans oublier les destructions environnementales qu’il faudrait accepter comme des dommages collatéraux d’un développement salvateur.

marée rouge (huile de palme) Daabon et l’environnement : la “marée rouge” due à un réservoir d’huile de palme (de Terlica SA, filiale de Daabon) qui s’est déversé en baie de Taganga ; un exemple parmi d’autres (déforestation, détournement de rivières, etc.).

L’huile de palme bio consommée en France nous vient donc d’une célèbre compagnie colombienne, Daabon, via son importateur français, Brochenin, bien connu du petit monde bio. Cette huile, la moins chère du monde et aux qualités discutables, est produite dans la région de Santa Marta, sur la côte Caraïbes, la région traditionnellement la plus corrompue de Colombie en raison de l’ancienneté de son occupation et de sa position stratégique qui se prête depuis toujours à tous les trafics. La chape de plomb imposée par les grandes familles qui y sont établies depuis des siècles fait que l’espérance de vie de tout contestataire de l’autorité des barons locaux y est sensiblement plus courte que n’importe où ailleurs dans le pays, où elle n’est déjà pas très élevée. Malgré ce climat moyen-âgeux, la compagnie Daabon n’a pas réussi à étouffer l’expulsion de 123 familles de paysans des terres de “Las Pavas”  acquises le plus légalement du monde pour étendre ses plantations d’huile de palme après quelques modifications du paysage, le tout avec l’aval de l’INCODER, organisme chargé de valider les transaction de ce type ; petit détail pas moins de 154 fonctionnaires de l’INCODER sont inculpés de corruption !

Pour la petite histoire, les terres de Las Pavas ont été successivement occupées par le cartel de Medellin puis par les paramilitaires.

A noter qu’à travers Fedepalma, la fédération des planteurs de palme de Colombie, Daabon a été l’un des grands promoteurs de la RSPO (table-ronde de l’huile de palme “durable” !), une arnaque de haut vol, qui, avec la complicité du WWF, a été transposée au soja dont l’importation massive conditionne notre industrie de la viande. Pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, Daabon a aussi développé sa production d’agro-carburants (toujours à base d’huile de palme) avec une usine considérée comme la plus grosse unité de production d’Amérique Latine (100000 tonneaux). Par faveur présidentielle, son propre terminal portuaire a le statut de zone franche pour faciliter ses exportations.

L’affaire de “Las Pavas” a été relayée en Grande-Bretagne par le journal The Guardian à propos des savons de la société Body Shop, filiale du groupe français l’Oréal (oh quelle surprise !). En Allemagne, le sujet est passé sur la chaîne SWR à une heure de grande écoute.

Et en France ? Rien. Rien, puisqu’on nous assure que tous ces gens de Daabon sont des types formidables. Un de ces stupides malentendus tropicaux, tout au plus, et puis on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs, n’est-ce pas ?

Ainsi va le joyeux monde de la certification par des sociétés privées dont le chiffre d’affaire dépend directement du volume de certification.

Mais comment pourrait-il en être autrement ? Qu’il s’agisse de certifications bio, équitable ou autre, a fortiori quand elles concernent des pays lointains, quand toutes les informations sont confidentielles, toute possibilité de débat contradictoire est ainsi confisquée : on en comprend maintenant les raisons ! Alors tout est pourri et le monde est foutu ? Que nenni !

Des alternatives existent : les Systèmes de Garantie Participatifs dont Nature et Progrès a été le pionnier en France et repris par exemple par Minga. Des démarches qui ne prennent pas les citoyens que nous sommes pour des con-s-ommateurs dont le seul droit est d’acheter sans poser de questions, des démarches qui nous aident à comprendre et à nous ré-approprier l’économie. Mais ceci est une autre histoire, un autre jour.

SOURCE : L’huile de palme bio ou le massacre à l’éthiquette | Le Blog d’Avenue Colombie.

Un autre article du Blog d’Avenue Colombie tout aussi intéressant : Bio ou pas bio, telle n’est pas la question (à propos de l’huile de palme de Colombie)

Le dossier de Sauvons La Forêt sur l’huile de palme.

Le rapport « Les amis de la terre » de mai 2011 : « Arnaque à l’huile de palme durable »

Sur la RSPO :

La certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil)

RSPO ou la mauvaise blague du durable

 

 

 

 

Le choix du vivant – Gérard CHAROLLOIS

 Le choix du vivant

Des présidents de chambres d’agricultures du Sud de la France indiquent au ministre de l’écologie que les éleveurs de montagne refusent la présence de tous les prédateurs. En fait, ces éleveurs veulent des parcs nationaux parcs à moutons où des troupeaux sans surveillance détruisent toute végétation, sans prédation naturelle et sans concurrence d’herbivores sauvages.

Le préfet de HAUTE SAVOIE a autorisé une tuerie de centaines de bouquetins au motif que ces animaux pourraient être porteurs de brucellose dont un cas humain se manifesta au printemps dernier.

Partout, systématiquement, au nom du profit, de l’aseptisation, des peurs irrationnelles, l’homme tue.

Il ne tolère ni loup dans les forêts, ni pigeons dans les villes, car « l’animal sauvage est dangereux ! »

Dans le même temps les élus persistent à aménager le territoire en routes et en aéroports, contribuant ainsi à soustraire des espaces à la nature.

Qu’elle est fossilisée cette classe politique qui offre NOTRE DAME DES LANDES à un oligarque bien connu, ami de l’ancien président, roi des parkings et des autoroutes !

Puis, il y a des milliers de micro-NOTRE DAME DES LANDES, sous formes de ronds-points, de zones artisanales, de carrières, de déviations contournantes.

Inspiré par les affairistes, entrepreneurs et exploitants, un groupe de députés, aux ordres des forces d’argent, dépose en cette fin d’année, une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer, de la constitution, le « principe de précaution », frein aux appétits insatiables des prévaricateurs de la finance.

Ce texte ne sera pas adopté, mais illustre un état d’esprit contre nature si présent chez trop d’élus.

Maires, ils font abattre systématiquement les grands arbres urbains en feignant de les remplacer par de jeunes qui n’auront jamais la chance de vieillir.

Ainsi, sans l’avouer, subrepticement, en affirmant le contraire, l’homme (homo-economicus) est l’ennemi de la nature.

Bien sûr, il n’assume pas son crime.

Il tue, aménage, extermine, aseptise, mais c’est pour défendre son troupeau, préserver sa forêt usine à bois, prévenir les accidents, lutter contre la rage, à moins que ce ne soit l’échinoccocose, la brucellose, la grippe aviaire, pour désenclaver, pour un développement « bien évidemment durable ».

Pour la propagande officielle et le prêt-à-penser, seuls des « écolos intégristes », des « extrémistes animalistes farfelus » peuvent s’opposer à de telles mesures, car ils « sont contre tout » et « veulent nous ramener à la lampe à pétrole ».

Ainsi, l’imposture suit le crime et l’injure tient lieu de paravent aux exactions.

Les ennemis de la terre préfèrent salir que lire, dénigrer que réfuter, insulter qu’argumenter.

Cependant, les faits sont ce qu’ils sont.

Par pans successifs, sous mille prétextes, l’homme anéantit le vivant, artificialise son milieu de vie.

Si, dire la vérité, c’est être « intégriste » « extrémiste » ou autres amabilités débiles dont nous affublent les ennemis de la terre, soyons, sans couardise, ceux qui disent les faits.

Par-delà chaque conflit entre l’exploiteur, le tueur, le pollueur et la nature, soyons du côté de la vie.

Le choix n’est jamais entre l’humain et la biodiversité.

La conciliation est toujours possible, à condition de changer les pratiques et de faire reculer l’obscurantisme.

Pour satisfaire les très légitimes intérêts de l’humain, pour faire reculer la pauvreté, pour promouvoir les valeurs fondamentales de solidarité, d’assistance, pour juguler l’esprit de compétition, poison moral inoculé par les milieux d’argent, pour vaincre la souffrance physique, point n’est besoin de massacrer la bécasse ni d’offrir à des affairistes prévaricateurs des infrastructures destructrices de biodiversité.

Pour sauver la nature, point n’est besoin de renoncer aux conquêtes scientifiques, au vrai progrès, à un hédonisme altruiste.

Il suffit de faire le choix du vivant, choix qui en éthique, en politique, en philosophie s’appelle le biocentrisme.

A l’inverse des nihilistes, nous affirmons des valeurs positives, concrètes, des valeurs bénéfiques à tout être vivant.

 Gérard CHAROLLOIS

 Lettre publiée le 29 décembre 2012 – CVN – Convention Vie et Nature

Gérard Charollois est un juriste et un militant écologiste français. Il est le président et cofondateur du mouvement Convention Vie et Nature pour « une écologie éthique et radicale » et pour « le respect des êtres vivants et des équilibres naturels ».

A LA TRACE – Opus n°2 de l’association Robin Des Bois

A LA TRACE : sur la piste de celles et ceux qui malmènent les animaux sauvages menacés d’extinction et en tirent en marge de la légalité internationale des profits petits ou exorbitants.

La volonté de l’Association Robin des Bois est de proposer tous les 3 mois un panorama mondial et décloisonné des événements liés au braconnage des animaux protégés par les conventions internationales et les réglementations nationales. Les trafics d’animaux ou de leurs sous-produits se faufilent dans l’obscurité comme les armes, les drogues, la fausse monnaie, en empruntant toutes les voies possibles de transport.

A-LA-TRACE-opus-2-Association-Robin-des-bois-LLPAALe socle transnational de la réglementation du commerce international des espèces sauvages menacées est la Convention de Washington entrée en vigueur en 1975. Cette Convention est plus connue sous le nom de CITES.

Annexes-CITES-Robin-Des-Bois-LLPAATous les évènements cités et explicités dans A la Trace sont en infraction avec l’une des trois annexes de la CITES ou avec la réglementation  nationale de ses États membres.

D’autres instruments légaux internationaux telle la Commission Baleinière Internationale sont aussi dans le jeu.

La documentation provient de la presse mondiale consultée par l’équipe de Robin des Bois et du réseau international d’ONG dédié à la protection et au respect de la faune sauvage, notamment le Species Survival Network et les ONG locales qui depuis le monde entier prennent des risques en émettant des signaux d’alarme pour mettre en lumière la lucrative autant que cruelle criminalité envers la faune sauvage.

A LA TRACE veut aider à faire la lumière sur les circuits transfrontaliers des cornes, de l’ivoire, des plumes, des écailles, des bois de cerf et des animaux vivants, ces migrants involontaires arrachés à leurs milieux naturels. A LA TRACE observe les itinéraires, les fréquences, les connivences, les récidives, les cours des matières et les pratiques des trafics. A LA TRACE suit pas à pas les tactiques et les techniques des braconniers et des trafiquants.

De la plume même de Robin Des Bois : « sans prétention à l’exhaustivité, c’est dans la régularité et au bout de 2 à 3 années qu’A LA TRACE prouvera à tous son utilité ».

A-LA-TRACE-opus-1-Association-Robin-des-bois-LLPAA

Le bois illégal circule en Europe!

Selon Interpol, l’exploitation forestière illégale représente actuellement entre 15 et 30 % des volumes de bois commercialisés dans le monde. La valeur du commerce du bois récolté illégalement est estimée à environ 11 milliards de dollars, c’est à dire comparable à celle du marché de la drogue !

Le bois illégal circule en Europe | Déforestation – L’actualité de Greenpeace France.

Cartographier la déforestation : les chercheurs de l’Université de Maryland et de Google ont utilisé Google Earth et 654 178 images issues du satellite Landsat 7, créant cette impressionnante cartographie des forêts disparaissant.

Le trafic du bois tropical sape la lutte contre la déforestation – Le rapport « Carbone vert, marché noir »

De l’exploitation forestière illégale

au blanchiment du bois

Le rapport « Carbone vert, marché noir »

En 2012, un rapport élaboré par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement ) et INTERPOL évalue entre 30 et 100 milliards de dollars par an les profits tirés par les organisations criminelles du commerce de bois illégal.

Rapport-Carbone-Vert-Marche-noir-LLPAALe rapport « Carbone vert, marché noir »

L’ampleur de cette exploitation illégale, dont les grands bassins tropicaux sont le théâtre principal, relativise les discours sur la lutte contre la déforestation énoncés tant par les Etats concernés que par les acteurs de l’industrie forestière. Elle « représenterait 50 % à 90 % de l’ensemble des activités forestières » en Amazonie, en Indonésie et dans le bassin du Congo.

A la lecture du rapport rédigé par les deux organisations, il se confirme que le business des bois tropicaux demeure un milieu gangrené par une corruption généralisée d’autant plus prospère que, dans bien des pays, elle permet à des fonctionnaires miséreux d’assurer le pécule de survie que leurs États ne peuvent plus leur offrir. « L’exploitation illégale a lieu en majorité dans les régions en conflit, pointe le rapport. Elle ne diminue pas, bien au contraire, car les cartels sont mieux organisés et déplacent leurs activités pour échapper aux services de police ».

UN FILON POUR LES MOUVEMENTS ARMÉS

Cette criminalité organisée est bien ce qui intéresse les enquêteurs d’Interpol qui sont montés en première ligne de l’opération de répression dans laquelle se retrouvent des défenseurs de l’environnement et des institutions chargées de lutter contre le grand banditisme. Cette coalition baptisée Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), est opérationnelle depuis 2011. Elle regroupe, outre Interpol, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale des douanes et la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Car derrière ces mafias, il n’y a pas seulement des individus qui ont compris qu’il y avait à gagner sans prendre de gros risques compte tenu de la faiblesse du droit environnemental et de l’impunité dont jouissent les trafiquants dans la plupart des pays. Il existe aussi des mouvements armés qui y ont trouvé, comme dans le trafic d’ivoire, un filon pour financer leur cause. Ces réseaux font preuve d’une ingéniosité croissante.

« Ces cinq dernières années, on est passé d’une exploitation illégale directe à des méthodes plus sophistiquées de recel et de blanchiment« , souligne Interpol qui, exemples à l’appui, recense plus de trente manières « d’abattre illégalement, de blanchir et de commercialiser des grumes ». Parmi lesquelles, « la falsification de permis d’exploitation, le piratage de sites Internet gouvernementaux afin d’obtenir des permis de transport et des quotas plus importants, le blanchiment par l’intermédiaire de la construction de routes, de fermes d’élevage, de plantations de palmiers à huile, le mélange de bois légal et illégal pendant le transport ou dans les scieries »…

Sans oublier les classiques pots-de-vin. Ainsi en Indonésie, le rapport accuse « les plantations de servir souvent de couverture à l’objectif réel qui est l’abattage du bois ». Comme l’extension de routes qui, en passant dans des zones protégées, permettent de « récolter » des essences précieuses.

Une nouvelle façon de blanchir des millions de mètres cubes de bois est de mélanger du bois coupé illégalement avec du bois coupé légalement, pour ensuite le traiter et le blanchir dans des scieries et des usines de production de papier, de pâte à papier et de carton. Une autre grosse arnaque consiste à vendre du bois provenant de forêts sauvages comme provenant d’une plantation de bois légale, et souvent en profitant des subventions gouvernementales dont bénéficient ces plantations légales.

Le rapport explique clairement que l’exploitation illégale ne diminue pas, bien au contraire, car les cartels sont mieux organisés et déplacent notamment leurs activités illégales afin d’échapper aux services de police locaux ou nationaux.

Outre l’implication croissante de la criminalité organisée dans l’exploitation illégale du bois, le rapport souligne la recrudescence d’autres activités criminelles qui lui sont liées, notamment des meurtres, de la corruption, de la fraude et des vols, en particulier au préjudice des peuples autochtones.

LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN PÉRIL

Les forêts mondiales – qui  capturent le CO2 et le stockent (c’est ce que l’on appelle le carbone vert) – représentent l’un des piliers les plus importants pour lutter contre le changement climatique et assurer le développement durable. Aujourd’hui, il ne reste qu’un dixième de la surface mondiale des forêts primaires. Les forêts préservent la biodiversité et fournissent également des ressources en eau, des produits médicinaux, des nutriments recyclés pour l’agriculture et elles jouent un rôle dans la prévention des inondations ; elles sont cruciales pour la transition vers une économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté.

La destruction des forêts tropicales met donc en péril la lutte contre le changement climatique. C’est au nom de cette menace qu’Interpol et le PNUE justifient leur mobilisation commune. On estime que la déforestation – qui concerne principalement les forêts tropicales humides – représente 17 % des émissions de carbone mondiales, soit 1,5 fois plus que la totalité du trafic aérien, routier, ferroviaire et maritime.

Le rapport a été lancé officiellement lors de la conférence mondiale sur les forêts à Rome, lors d’un événement parallèle organisé par le programme ONU-REDD. Le programme ONU-REDD est une coalition formée par le Programme des nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme des nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le commerce illégal sape les efforts entrepris pour freiner la déforestation à travers notamment le mécanisme REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts), qui prévoit de rémunérer les efforts de conservation sur la base des tonnes de carbone séquestrées. Cette initiative en discussion depuis des années est souvent présentée comme « l’arme lourde » pour protéger les bassins tropicaux. Des milliards de dollars ont déjà été investis, même si pour l’instant le REDD n’a d’existence que sur un marché carbone forestier volontaire ou sous forme de projets pilotes. Interpol et le PNUE, qui soutiennent cette idée, oublient toutefois de dire que le REDD est déjà la cible de fraudes. Les aventures des « carbon cow-boys » – ces trafiquants d’un nouveau genre qui surfent sur l’appétit de carbone forestier – témoignent d’un système lui aussi loin d’être sécurisé. Bien que des progrès importants aient été réalisés grâce à des programmes tels que l’initiative REDD +, les efforts visent trop souvent à encourager et créer des incitations pour le commerce légal, sans prendre en compte la lutte contre le crime organisé. Or,  malheureusement, les incitations économiques actuelles sont rarement efficaces dans la réduction de la corruption et des activités illégales puisqu’il y a peu de risque d’être appréhendé.

“Le crime organisé transnational est une menace qui pèse lourdement sur l’environnement. C’est un problème qui demande une réponse légale internationale forte, efficace et innovante, et ce afin de protéger les ressources naturelles, de lutter contre la corruption et la violence liée à ce type d’activité qui peut également affecter la stabilité et la sécurité d’un pays”, a déclaré M. Ronald K. Noble, Secrétaire Général d’INTERPOL.

Une collaboration internationale renforcée en matière de législation environnementale et de son application n’est DE FACTO pas une option parmi d’autres. C’est en réalité la seule réponse pour lutter contre une criminalité internationale organisée qui menace les ressources naturelles, la soutenabilité environnementale et les efforts visant à sortir des millions de personnes de la misère.

LIRE AUSSI :

Sources :

Communiqué de presse d’Interpol

Article du Monde.fr

Bientôt des jugements pour crimes contre la Nature? Une telle sentence sera peut-être bientôt possible grâce à vous.

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En effet une ICE (Initiative Citoyenne Européenne) a vu le jour en janvier dernier dans le cadre d’un nouvel outil de démocratie directe mis en place par l’Union européenne il y a un an.

Cette ICE, la douzième du genre, propose à la Commission européenne un nouveau projet de directive dite « Ecocide » visant les patrons d’entreprises, les chefs de gouvernements et les banquiers qui porteraient atteinte à l’environnement et aux populations qui en dépendent.

Le naufrage de l’Erika, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l’explosion de l’usine chimique AZF…. Tous ces désastres écologiques peuvent être qualifiés d’écocide puisqu’ils ont détruit des écosystèmes. Si ces catastrophes restent ancrées dans les mémoires et que des responsables ont payé des dommages et intérêts, aucune poursuite pénale n’a été engagée. En effet, en Europe, les catastrophes écologiques dues à des négligences de l’Homme sont punies par des amendes pour non conformité à la loi mais ne sont pas qualifiées d’action criminelle. C’est sur cet aspect qu’une poignée de citoyens européens a décidé d’agir en lançant l’initiative citoyenne européenne «Arrêtons l’écocide en Europe – Donnons des droits à la Terre » pour faire reconnaître l’écocide comme un crime. L’objectif est donc de rendre l’écocide illégal en Europe mais aussi en dehors de l’Europe si il est commis par des européens ou s’ils s’en portent complices. Deviendront aussi illégaux sur le territoire européen tous produits issus d’un écocide.

Le crime d’écocide peut avoir plusieurs qualifications : crime contre la Nature afin de protéger les êtres vivants non-humains, crime contre l’humanité, crime contre les générations futures car en détruisant nos écosystèmes, nous nous détruisons nous-mêmes et enfin crime d’écocide culturel quand des populations autochtones voient leurs modes de vie menacés par des projets industriels qui détruisent leur environnement.

SIGNEZ L’INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE pour que le crime d’Ecocide soit reconnu afin de protéger notre futur!

Bienvenue sur le blog de l’Association LLPAA – Laissons Leur Peau Aux Animaux!

LLPAA MILITE POUR LE RESPECT DU VIVANT!

LLPAA est une association anti-spéciste. Par conséquent, nous soutenons les actions et mouvements qui luttent pour la préservation, le respect et les droits du vivant, qu’il soit humain, non humain, ou environnemental.

Nous croyons profondément à la synergie des luttes en ce sens!

C’est pourquoi vous trouverez sur ce blog non pas des articles spécifiques à notre objet principal, l’exploitation des animaux pour leur peau, mais des articles, et des liens relatifs aux luttes que nous soutenons, aux associations partenaires, nos coups de cœur… Bref, ce blog se veut différent du site institutionnel! 😉