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Il est temps que seuls les animaux humains fassent le spectacle dans les cirques !

Nous avions, il y a quelques mois, publié un article écrit par une militante, un très bel article sur les cirques sans animaux : « Que le cirque est beau quand il est sans animaux ! ».

Nous vous livrons aujourd’hui la traduction d’un article sur lequel nous sommes tombés par hasard hier, un bel article, à faire lire à ceux de votre entourage qui omettent encore de se poser les bonnes questions…

©-Pixelle-Photos-A.L.F

Article de Paul Graham – Las Vegas Informer – 22 mars 2014

«La compassion est parfois la capacité mortelle à ressentir ce que c’est que de vivre dans la peau de quelqu’un d’autre. Elle est connaissance du fait qu’il ne peut jamais vraiment y avoir paix et joie pour moi tant qu’elles n’existent pas pour vous également. « – Frederick Buechner

Imaginez ce que c’est, pour une mère et sa jeune progéniture, de vivre ceci : le bébé arraché après seulement un court laps de temps passé ensemble, pour être élevé en captivité, loin du cercle aimant et chaleureux de sa famille. Un être sensible désormais forcé de vivre dans un environnement exigu, soumis à toutes sortes de conditions météorologiques extrêmes. Un être sensible dont le sort est d’être dressé, battu, poussé à agir contre nature, au seul profit des humains, petits et grands…

Si une telle chose était faite à des humains en captivité, je suis sûr que les gens seraient outrés, et que cette pratique cesserait d’exister.

Mais en réalité, qu’importe l’espèce dont nous parlons, que ce soit d’animaux humains ou non humains ?

Dans les faits, nous, les humains, continuons d’utiliser les animaux pour notre bénéfice et notre divertissement, en leur refusant non seulement la liberté, mais aussi en les forçant à vivre une vie que nous ne souhaiterions pour rien au monde à un autre humain.

Une des façons pour nous de changer en conscience cet état de fait est de ne plus autoriser les cirques avec animaux. Il est grand temps que nous commencions à évoluer et à nous rendre compte que ceci est inacceptable, et qu’il est temps que ceci finisse.

Un certain nombre de pays ont déjà interdit l’utilisation des animaux dans les cirques. La Bolivie a été le premier pays à le faire, et a depuis été rejoint par le Pérou, la Grèce, Chypre, le Paraguay, la Colombie, les Pays-Bas et la Slovénie. Ce mouvement de contestation est en place dans de nombreux autres pays, en ce moment.

C’est un signe positif, et il doit nous donner l’espoir que les gens vont enfin s’instruire sur ce qu’il se passe réellement, et sur le pourquoi de la réaction de ces pays.

Il y a tellement de raisons impérieuses de le faire. Nous avons vu les images tournées lors d’infiltration et les photos témoignant de l’abus dont souffrent ces animaux prisonniers des hommes.

Beaucoup de gens ont ce souvenir d’enfance d’avoir été emmené au cirque, et d’y avoir vu de magnifiques animaux, comme les ours, tigres, lions, chevaux, éléphants, et de les avoir vu de près. Nous regardons ces animaux exécuter figures et tours, et c’est comme si nous avions été amenés à considérer qu’ils apprécient cette vie, qu’ils profitent, en quelque sorte, de leur captivité pour pouvoir réussir tout ça…

Malheureusement, ce n’est qu’une illusion. Ils n’en profitent pas plus que vous ou moi le ferions.

Ces animaux ne se portent pas volontaires pour exécuter tout cela. Ils sont contraints de vivre en captivité et exécutent ces tours, obéissent, par peur et dans la douleur des représailles de leurs formateurs et propriétaires.

Je suis sûr que la plupart des gens qui fréquentent le cirque le font pour transmettre à leur enfant quelque chose ressentie comme devant faire partie des souvenirs d’une vie.

Peut-être le font-ils aussi pour se reconnecter à leurs souvenirs, à leur propre enfance.

Pourtant, si nous sommes conscients qu’il y a un côté plus sombre dans le cirque, et que nous n’ignorons pas, au fond, quelle réalité se cache derrière, qu’enseignons-nous exactement à nos enfants, quel chemin suivons-nous nous-mêmes, en fréquentant les cirques ?

Je suis sûr que si la plupart des enfants savaient ce qui se passe réellement dans les coulisses, ils seraient en colère et voudraient savoir comment aider les animaux.

Ces cirques continuent d’exister parce que les gens paient pour venir les voir. Nous devons cesser simplement d’acheter les billets et encourager les autres à faire de même. Certains peuvent penser que le cirque a besoin d’avoir des animaux pour qu’il soit viable, mais ce n’est tout simplement pas vrai. Les pays qui ont interdit les animaux dans les cirques ont encore des cirques, mais ceux-ci se concentrent sur la performance des hommes, lesquels, j’en suis sûr, sont beaucoup mieux traités que n’importe quel animal. Tout ce que vous avez à faire est d’aller à n’importe quel spectacle du Cirque du Soleil et vous vous rendrez compte que vous n’avez nul besoin d’avoir des animaux performants pour être bien divertis.

Nous devons enseigner à nos enfants qu’il n’y a aucune justification à la captivité et aux mauvais traitements d’un être vivant, que ce soit pour le divertissement ou tout autre objet que nous pourrions évoquer. Nous devons d’abord l’apprendre nous-mêmes. Nous devons ouvrir nos yeux et nos cœurs, et faire ce lien. Nous sommes tous liés et nous devons réaliser que ce qui arrive à une espèce affecte chacun d’entre nous. C’est aussi pourquoi un si grand nombre d’entre nous trouvent qu’il est inacceptable de voir les animaux comme des marchandises … mis au monde et élevés dans le tourment et la maltraitance, pour finalement être abattus pour servir de nourriture, ou autre…

Peu importe que certaines de ces pratiques soient en place depuis des siècles. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites tout au long de l’histoire que nous ne faisons plus aujourd’hui.

Utiliser des animaux dans un cirque a toujours été une chose répréhensible, et elle l’est toujours aujourd’hui. Nous avons besoin de voir clairement pourquoi les gens dans tant d’autres pays ont réagi de la façon dont ils ont réagi, et pris la bonne décision, celle de la compassion, et ont mis fin à cette pratique. Cela concerne les animaux comme les hommes.

Il est temps.

Pour plus d’informations sur ce qui se passe sur la lutte en cours pour libérer les animaux, vous pouvez suivre des organisations comme Animal Defenders International. Vous pouvez trouver des informations sur comment protester pacifiquement et éduquer les autres sur www.circusprotest.com

Il est temps de faire les choses convenablement, pour les animaux, pour nos enfants, pour nous-mêmes.

 Source : BEING VEGAN – It Is TIme For Only Humans To Be In The Circus

 

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Esclavagisme : homme, animal, l’effet miroir ?

Esclavage-homme-animal-LLPAASelon la Walk Free Fondation, qui lutte contre toutes les formes d’esclavage moderne, 30 millions d’êtres humains seraient actuellement victimes de l’esclavagisme à travers le monde, et aucun pays n’est épargné…

Cet état de fait se décline de la forme « classique » – des marchés aux esclaves existeraient encore au Soudan ou dans les pays du Golfe Persique – à la forme « moderne « , touchant particulièrement les femmes (prostitution, travail mais aussi mariage) et les enfants (travail forcé, prostitution ou encore enfants soldats). Cet asservissement se traduirait par des décès de plus en plus nombreux, dus à l’épuisement, à la dénutrition, à des blessures résultant de sévices, voire à tout cela réuni…

Dans nos sociétés actuelles – et aucune n’est épargnée – le présupposé « je consomme & je possède, donc je suis » entraîne une course toujours plus folle et plus rapide vers l’excès de consommation, monstre vorace et s’auto-alimentant.

A y regarder de plus près, l’on ne peut qu’être frappé par la similitude de cet esclavage humain avec la condition infligée par l’homme à l’animal : déplacement de populations, extermination, esclavagisme sexuel et de « loisir » etc.

Un éléphant de cirque, se balançant à longueur de journée d’une patte à l’autre de façon mécanique et névrotique, parfois dressé à coups de barre de fer, et toujours enchaîné pour notre divertissement… Des travailleurs népalais au Qatar, réduits au statut d’immigrés clandestins, travaillant 12 heures par jour dans des conditions épouvantables (affamés, n’ayant pas accès à l’eau potable dans une chaleur supérieure parfois à 50°), sans être payés, sur les chantiers de construction de la grande messe footballistique, la Coupe du monde 2022, autre type de divertissement.

Prostitution-homme-animal-LLPAA Des femelles Orangs-outans enchaînées et livrées aux déviances sexuelles des hommes à Bornéo… Des fillettes de 8-10 ans vendues par leurs parents pour une poignée de bahts aux réseaux de prostitution, en Thaïlande.

Des ouvriers au Honduras obligés de porter des couches, à leurs frais, afin de ne pas interrompre la chaîne de montage d’équipements électriques fonctionnant en continu, rentabilité oblige… Des visons et des renards élevés pour leur fourrure qui, avant de finir électrocutés vivants, mènent une existence de souffrance, confinés dans des cages minuscules, et baignant dans leurs excréments, la notion même minimale de « bien-être animal » étant en total opposition avec la course au profit…

Des exemples parmi tant d’autres de la souffrance infligée au quotidien à des êtres vivants au 21ème siècle…

Des situations qui « n’ont rien à voir »?…

Ne serait-ce pas là, bien au contraire, le même processus prédateur pour le même effet dévastateur ?

L’homme n’a pas son pareil pour inventer des formes toujours plus pernicieuses de réduction, voire de suppression, des libertés fondamentales d’un être qu’il juge inférieur.

Certaines exploitations, certaines aliénations seraient-elles plus acceptables que d’autres?

Celles pratiquées par les hommes sur les femmes seraient-elle plus acceptables que celles pratiquées, par exemple, par une race sur une autre?…

Et ces dernières moins acceptables et plus cruelles que celles pratiquées par les animaux humains sur les animaux non humains?

affiche_cirque_aux_humains« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots » disait Martin Luther King.

La logique d’asservissement de l’homme ne peut que le conduire à sa propre perte. Le fait est que, dans cette logique, il entraîne dans sa chute tout ce que le vivant compte sur cette planète, vivant qui est pourtant indispensable à sa propre survie…

Alors quoi?…

La liberté – donc le droit à la liberté – devrait être au cœur de toute démocratie, de tout état de droit, devrait être le combat principal de notre humanité, notre priorité à tous, dans un monde où les atteintes qui lui sont portées sont aussi insidieuses que multiples.

« La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens », écrivait Montesquieu.

Il appartient à chacun, au quotidien, dans ses échanges sociaux, dans sa consommation, dans ses choix, d’agir en ce sens, car la liberté ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus. Chacun d’entre nous ne saurait en être simple bénéficiaire ou rentier.

Et l’on parle ici de la liberté pour tous les êtres sensibles, de la liberté pour tous les êtres sentients – humains et non humains, donc – de décider de leur vie.

« Le mal fondamental est le système qui nous permet de considérer les animaux ou les autres humains, quelles qu’en soient les raisons, comme nos ressources ».(1) « Le monde où nous vivons aujourd’hui en est un où, par la vertu de leur naissance dans une autre espèce que la nôtre, certains individus – certains sujets d’une vie, dans ce sens qu’ils ont une vie à vivre, une vie qui peut pour eux se dérouler bien ou mal – sont une propriété, c’est-à-dire sont considérés fondamentalement comme des instruments pour la satisfaction des intérêts d’autres ».(2)

Et c’est contre ce « mal fondamental » qu’il nous faut réagir, et agir.

ALF-Logo

La véritable défense de la Liberté ne peut être qu’antispéciste.

Chris Dyn & LLPAA.

Sources:

(1)« Pour les droits des animaux » – Thomas Regan, traduit de l’anglais par Éric Moreau – Les Cahiers Antispécistes.

(2) « Que tous les animaux soient égaux – Sur la libération animale, la défense animale et Peter Singer » par David Olivier – Les Cahiers Antispécistes.

 En corrélation :

Avec le problème des esclaves de la coupe du monde au Qatar : L’enfer des chantiers olympiques de Sotchi et JO de Sotchi : Amnesty lance une campagne de sensibilisation

Un article sur la Traite des femmes : « Traite des femmes : entre déni et invisibilité » – mars 2013 – Journal de l’Université du Québec A Montréal.

Un article sur la traite des Hominidés : « Le scandale de la traite des Hominidés » – 26/12/2013 – Good Planet Info.

L’article d’Estiva Reus paru dans les Cahiers Antispécistes sur le livre de Florence Burgat, « Liberté et inquiétude de la vie animale ».

« Sentience!« , d’Estiva Reus – Les Cahiers Antispécistes.

L’huile de palme bio ou le massacre à l’éthiquette | Le Blog d’Avenue Colombie

Aujourd’hui lorsque l’on évoque l’Indonésie on pense immédiatement à ces images d’orangs-outangs fuyant désespérément la destruction de leur milieu naturel pour faire place à d’immenses étendues de palmier à huile, de véritables déserts biologiques par opposition à la richesse irremplaçable des forêts primaires ainsi détruites. L’étendue du désastre est telle que les superlatifs viennent vite à manquer.

Le moteur de cette frénésie destructrice ?

Le profit bien sûr, au mépris de la nature et de tous ses habitants, y inclus les peuples autochtones et les communautés paysannes dont on parle moins.

Et tout cela pour satisfaire la demande internationale en agro-carburants et en matière grasse bon marché pour l’industrie agro-alimentaire. Ce jeu de massacre, dénoncé maintenant depuis des années par divers acteurs, ne donne aucun signe de ralentissement, bien au contraire.

Néanmoins, une récente campagne de Greenpeace commence à porter ses fruits auprès des grands distributeurs un peu partout dans le monde.

Ce que l’on sait moins c’est que la Colombie marche vaillamment sur les traces de l’Indonésie et est maintenant le premier producteur d’huile de palme d’Amérique du Sud. Certes, comparé à l’Indonésie la production peut sembler bien modeste, mais petite particularité, l’Europe est largement compromise dans ce massacre là.

Les conséquences environnementales et sociales sont exactement les mêmes que partout ailleurs dans le monde : expulsion des communautés paysannes par un régime de terreur, enrôlement quasi-forcé des survivants dans de pseudo-coopératives, destruction de forêts primaires, etc.

Vous avez dit « bio »?

Et ce que l’on sait moins encore c’est que l’huile de palme colombienne a colonisé la plupart des rayons de nos supérettes bio : plats cuisinés, céréales grillées, huiles et margarines de cuisson, pâtisseries, cosmétique, entretien, etc. l’huile de palme dont le nom se résume le plus souvent à “huile ou graisse végétale” (à croire que les fabricants en sont peu fiers) est partout.

L’excuse ? Cette huile de palme est produite par le groupe Daabon, dont les produit sont certifiés bio voire équitable par toute une ribambellle de professionnels de la certification : Rainforest (une ONG américaine versée dans le greenwashing), FLO (dont le représentant français est Max Havelaar), etc. sans oublier Ecocert, notre champion national de la certification, à la tête d’un petit empire international.

En effet, en France, tous, du transformateur au distributeur s’abritent derrière les sacro-saintes certifications d’Ecocert. Que cette certification soit remise en cause et c’est tout l’édifice qui s’écroule, de l’importateur aux distributeurs en passant par les transformateurs. Alors aussi longtemps que possible il faut continuer de nier les expulsions de paysans, écarter tout lien possible avec la mafia narco-paramilitaire responsable de massacres indescriptibles, sans oublier les destructions environnementales qu’il faudrait accepter comme des dommages collatéraux d’un développement salvateur.

marée rouge (huile de palme) Daabon et l’environnement : la “marée rouge” due à un réservoir d’huile de palme (de Terlica SA, filiale de Daabon) qui s’est déversé en baie de Taganga ; un exemple parmi d’autres (déforestation, détournement de rivières, etc.).

L’huile de palme bio consommée en France nous vient donc d’une célèbre compagnie colombienne, Daabon, via son importateur français, Brochenin, bien connu du petit monde bio. Cette huile, la moins chère du monde et aux qualités discutables, est produite dans la région de Santa Marta, sur la côte Caraïbes, la région traditionnellement la plus corrompue de Colombie en raison de l’ancienneté de son occupation et de sa position stratégique qui se prête depuis toujours à tous les trafics. La chape de plomb imposée par les grandes familles qui y sont établies depuis des siècles fait que l’espérance de vie de tout contestataire de l’autorité des barons locaux y est sensiblement plus courte que n’importe où ailleurs dans le pays, où elle n’est déjà pas très élevée. Malgré ce climat moyen-âgeux, la compagnie Daabon n’a pas réussi à étouffer l’expulsion de 123 familles de paysans des terres de “Las Pavas”  acquises le plus légalement du monde pour étendre ses plantations d’huile de palme après quelques modifications du paysage, le tout avec l’aval de l’INCODER, organisme chargé de valider les transaction de ce type ; petit détail pas moins de 154 fonctionnaires de l’INCODER sont inculpés de corruption !

Pour la petite histoire, les terres de Las Pavas ont été successivement occupées par le cartel de Medellin puis par les paramilitaires.

A noter qu’à travers Fedepalma, la fédération des planteurs de palme de Colombie, Daabon a été l’un des grands promoteurs de la RSPO (table-ronde de l’huile de palme “durable” !), une arnaque de haut vol, qui, avec la complicité du WWF, a été transposée au soja dont l’importation massive conditionne notre industrie de la viande. Pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, Daabon a aussi développé sa production d’agro-carburants (toujours à base d’huile de palme) avec une usine considérée comme la plus grosse unité de production d’Amérique Latine (100000 tonneaux). Par faveur présidentielle, son propre terminal portuaire a le statut de zone franche pour faciliter ses exportations.

L’affaire de “Las Pavas” a été relayée en Grande-Bretagne par le journal The Guardian à propos des savons de la société Body Shop, filiale du groupe français l’Oréal (oh quelle surprise !). En Allemagne, le sujet est passé sur la chaîne SWR à une heure de grande écoute.

Et en France ? Rien. Rien, puisqu’on nous assure que tous ces gens de Daabon sont des types formidables. Un de ces stupides malentendus tropicaux, tout au plus, et puis on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs, n’est-ce pas ?

Ainsi va le joyeux monde de la certification par des sociétés privées dont le chiffre d’affaire dépend directement du volume de certification.

Mais comment pourrait-il en être autrement ? Qu’il s’agisse de certifications bio, équitable ou autre, a fortiori quand elles concernent des pays lointains, quand toutes les informations sont confidentielles, toute possibilité de débat contradictoire est ainsi confisquée : on en comprend maintenant les raisons ! Alors tout est pourri et le monde est foutu ? Que nenni !

Des alternatives existent : les Systèmes de Garantie Participatifs dont Nature et Progrès a été le pionnier en France et repris par exemple par Minga. Des démarches qui ne prennent pas les citoyens que nous sommes pour des con-s-ommateurs dont le seul droit est d’acheter sans poser de questions, des démarches qui nous aident à comprendre et à nous ré-approprier l’économie. Mais ceci est une autre histoire, un autre jour.

SOURCE : L’huile de palme bio ou le massacre à l’éthiquette | Le Blog d’Avenue Colombie.

Un autre article du Blog d’Avenue Colombie tout aussi intéressant : Bio ou pas bio, telle n’est pas la question (à propos de l’huile de palme de Colombie)

Le dossier de Sauvons La Forêt sur l’huile de palme.

Le rapport « Les amis de la terre » de mai 2011 : « Arnaque à l’huile de palme durable »

Sur la RSPO :

La certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil)

RSPO ou la mauvaise blague du durable

 

 

 

 

3ème Bande-dessinée des aventures de Fluffy notre mascotte!

Dans la droite ligne de nos vœux 2014, découvrez la 3ème aventure de Fluffy! En hommage à tous les militants, qu’ils soient de longue date ou nouveaux venus! Ne rien lâcher!

Cette histoire est, vous allez le découvrir, une présentation en bande-dessinée de l’objet de notre combat associatif!

MERCI à tous ceux qui nous soutiennent!

LLPAA-BD 3-La 1ere manif de FLUFFY - Laissons Leur Peau Aux Animaux

La 1ère manif de Fluffy : « Laissons Leur Peau Aux Animaux »

L’association LLPAA vous présente la 3ème aventure de Fluffy, sa mascotte, un petit lapin-ange venu d’on ne sait où, pour aider les animaux à sensibiliser les humains que nous sommes à leur sort, qui est souvent bien dramatique.

Les animaux sont des êtres sensibles tout comme nous, qui aiment, ressentent la joie, la peur, la douleur…

Respectons leur vie.

Laissons Leur Peau Aux Animaux.

 

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LLPAA – Nos Voeux 2014, Rudyard Kipling et Gandhi!

Carte de voeux de LLPAA 2014Pour accompagner ces voeux, LLPAA tenait à dédicacer un poème à tous les défenseurs des droits des animaux humains & non humains.

Ce poème, le plus connu de Rudyard Kipling, n’en est que plus émouvant quand on sait qu’il l’a écrit pour son fils unique John, alors âgé de douze ans, en 1910 et que ce dernier périra en 1915 à sa première bataille lors de la guerre 1914-18, âgé d’à peine dix-sept ans. Paru en 1910 en Angleterre et traduit en 1918 par André Maurois sous le titre « Tu seras un homme mon fils », ce poème nous rappelle que nous, animaux humains, sommes faillibles, mais aussi perfectibles. Il nous rappelle la nécessaire humilité, qui nous permet l’ouverture à l’autre et au monde du vivant, aussi, tout en restant vrai, honnête et sincère pour mieux y parvenir…

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras…

L’union fait la force véritable…

Nous avons hésité, au niveau de la dédicace, entre ce poème de RK, et une célèbre citation que l’on prête à Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde« .

Pourquoi « que l’on prête à » ?

Parce qu’effectivement, il s’avère qu’il n’y a pas de preuve documentaire fiable concernant l’effective paternité de Gandhi de cette citation… Il semblerait plutôt qu’elle soit la résultante marketée et simplifiée (*) d’un texte du grand homme qui est le texte suivant :

« If we could change ourselves, the tendencies in the world would also change. As a man changes his own nature, so does the attitude of the world change towards him. … We need not wait to see what others do. »  (En gros : « Si nous pouvions changer nous-mêmes, les tendances dans le monde seraient également changées. Lorsqu’un homme change, de même change l’attitude du monde à son égard… Nul besoin d’attendre de voir ce que les autres font pour changer »)

Par ses propos, Gandhi a voulu nous dire que transformation personnelle et transformation sociale, sociétale même, vont de pair, mais rien ici ne suggère que cette transformation personnelle est à elle-seule suffisante, ce que sous-tend la version citationniste.

En fait, pour Gandhi, si la lutte pour créer un monde meilleur implique non seulement une abnégation rigoureuse et le respect rigoureux de la philosophie de la non-violence, l’homme doit également prendre conscience qu’une personne seule ne peut pas profondément et durablement changer les choses. Lutter contre, et abolir l’injustice, quelle que soit sa forme, ne peut résulter que d’une action collective, celle d’un grand nombre de personnes travaillant ensemble avec discipline et persévérance.

Et c’est aussi cela que nous souhaitions mettre en avant, en ce début d’une année nouvelle : la nécessité d’union dans la lutte pour les droits du vivant, d’union entre les différentes entités militantes, la nécessaire synergie des militants et des entités qui se sont engagés pour que le monde devienne sous toutes ses formes plus empathique et respectueux de la vie, que ce soit celle de l’environnement, des animaux humains ou des animaux non humains.

Une belle année à tous, donc, placée sous le signe de l’union et de la tolérance!

Carte de voeux de LLPAA 2014

Que le cirque est beau quand il est sans animaux !

Des chevaux lancés au galop terminant leur course en apesanteur. Des singes jongleurs. Des lapins facétieux acrobates en roue libre. Des tigres bondissants. Des chèvres en équilibre pyramidal dans un exercice de haute voltige.

Un cirque ? Oui mais pas n’importe quel cirque ! Le cirque d’aujourd’hui et de demain. Un cirque ou seul l’animal humain se donne à voir.

Cirque-du-soleil-LLPAAUn cirque qui renouvelle le genre et provoque l’enthousiasme dans le monde entier. Un cirque passerelle entre les cultures et les peuples. Un cirque où l’homme et la technologie se fondent dans un pas de deux.

Des trésors d’inventivité, de créativité, de défi à l’apesanteur et de don de soi voilà le cocktail détonnant que nous donne à voir un cirque dans lequel l’ homme se transcende.

Un endroit où les spectateurs retiennent leur souffle, pressentant que la prouesse incroyable qu’ils viennent de voir n’est qu’un avant-goût d’ une autre encore plus bluffante qui leur arrachera un « oh » de stupéfaction et de ravissement.

Cirque-Phenix-Empereur-de-Jade-LLPAAUn lieu où l’on peut se laisser emporter et submerger par l’émotion d’assister à quelque chose de beau.

Merci à tous ces artistes qui arrivent à nous faire vibrer à l’unisson en nous faisant oublier les innombrables heures de travail et d’abnégation que représentent leurs numéros tous plus éblouissants et dangereux les uns que les autres.  » Oh temps suspend ton vol « .

L’homme de cirque n’est jamais aussi beau que lorsqu’il a la grandeur de ne pas contraindre et avilir une autre espèce afin de divertir et émerveiller.

 « La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté, en toute liberté, qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent ». Milan Kundera – « L’insoutenable légèreté de l’être ».

En bref, vous l’aurez compris des spectacles tels que celui du « Cirque Phenix » : jade…or !

Chris Dyn

LLPAA remercie cet auteur à la plume sensible et sincère pour nous avoir permis de publier ce texte, bel hommage aux cirques sans animaux.

A LIRE DE TOUTE URGENCE : l’excellente enquête du journaliste Pierrick de Morel, « Vers un cirque sans animaux sauvages ? ».

Pierrick de Morel analyse la situation actuelle du cirque dans l’hexagone, enquête dans laquelle vous pourrez retrouver notamment des vidéos de reportages, ainsi que les témoignages et explications de personnalités pro ou anti cirque avec animaux : du côté des circassiens à l’ancienne, Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder, du côté des défenseurs des animaux, Véronique Papon, de l’association Code Animal, Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot, ou encore Nicolas Delon, spécialiste de l’éthique animale.

« En mars prochain, la Belgique va rejoindre la liste Logo France Culturedes pays interdisant totalement ou partiellement les spectacles qui mettent en scène des animaux sauvages. Une nouvelle qui offre l’occasion de se pencher sur le cas français. »

La suite de l’article sur le site de France Culture…

 

Arno Klarsfeld – La nécessaire législation sur la protection des animaux

corrida-picasso-la-regle-du-jeuuIl y a près d’un an, le conseil constitutionnel a rejeté la demande d’associations de défense des animaux demandant l’interdiction de la corrida. Dans sa décision les membres du conseil ont rappelé que bien que l’article 521-1 du code pénal réprime les sévices graves et les actes de cruauté envers un animal domestique ou tenu en captivité, cet article exclut expressément l’application de ces dispositions aux courses de taureaux dans les cas où une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Ces pratiques traditionnelles reconnues par la loi ne portant pas atteinte à un droit constitutionnellement garanti.

Cela a peut-être été une défaite pour les défenseurs des animaux mais le conseil constitutionnel a montré la voie à suivre pour l’avenir : la dignité des animaux ou l’interdiction d’une inutile cruauté à leur égard doit être constitutionnellement garantie.

Animaux esclaves, Marie-Pierre Hage - Ed. Lucien Souny - 2008La règle légale sur les corridas les autorisant si une tradition locale ininterrompue peut être invoquée est vouée à disparaître. Elle rappelle trop la règle en vigueur aux Etats-Unis avant la guerre de sécession autorisant l’esclavage là où il avait existé mais en excluant les nouveaux territoires ouverts à la colonisation.

On sait que c’est mal, on sait que ces coutumes viennent d’un temps où l’on pensait que l’animal, comme l’esclave, n’avait pas de conscience mais on laisse perdurer car on craint un conflit ouvert.

Pendant longtemps on a pu maltraiter et torturer les animaux en se fondant sur la croyance qu’ils n’étaient que des machines sans conscience. Entre Pythagore qui pensait que les hommes se réincarnaient dans les animaux et les animaux dans les hommes et Aristote, deux siècles plus tard, qui professait que les animaux étaient dénués de pensée, de raison et de logique, c’est Aristote qui l’a emporté. Pendant 2 000 ans les animaux n’ont eu aucun droit.

Ce n’est qu’au milieu du 19ème siècle qu’on a interdit en France les sévices infligés aux animaux lorsque ces sévices étaient infligés publiquement. Ce n’est que bien plus tard que le caractère public est devenu indifférent et que l’animal comme sujet de droit a émergé. Aujourd’hui le droit des animaux est enseigné sur la plupart des campus des universités des Etats-Unis.

La corrida tout comme la chasse à courre sont vouées à disparaître. Si l’homme a une conscience, il en va de même du taureau martyrisé dans l’arène ou du renard affolé et déchiré vivant par les chiens pour le plaisir de cavaliers indifférents à la souffrance animale.

Oui les animaux ont des droits et le meilleur moyen de les protéger est de garantir une partie de ces droits constitutionnellement.

La France ne serait pas le premier pays à le faire. Trois pays frontaliers l’ont déjà fait. L’Allemagne dont la loi fondamentale protège les animaux depuis 1993, la Suisse dont la constitution garantit le respect de la créature animale et le Luxembourg qui garantit sa protection. Pour des pays plus éloignés, la constitution de l’Inde assure un devoir de compassion, celle du Brésil prohibe la cruauté. Après ce sera à la jurisprudence des cours judiciaires et administratives de construire, doser et s’adapter.

Affiche « Ceux qui s'opposèrent à l'esclavage au XIXe siècle... »Assurer les animaux constitutionnellement contre une inutile cruauté aurait aussi pour conséquence d’interdire l’abatage rituel pour la viande casher ou halal sans que l’animal soit préalablement étourdi. Si l’on doit manger de la viande la moindre des reconnaissances c’est d’abattre l’animal en lui causant le minimum de souffrance. Ce n’est pas là une question de laïcité mais de juste compassion.

Il est logique que la prise de conscience des peuples occidentaux de la souffrance animale débouche sur des changements constitutionnels et que l’éthique conditionne le droit.

De nombreux hommes politiques aiment la chasse et la corrida mais ils aiment encore plus être en phase avec l’opinion publique. Deux sensibilités s’affrontent et iront en s’affrontant de plus en plus.

Source : Arno Klarsfeld, La nécessaire législation sur la protection des animaux – La Règle du Jeu.

NDLR – la mise en gras de certains passages n’est pas du fait d’Arno Klarsfeld mais du nôtre. De même des liens et des photos, exception faite du tableau de Picasso, « Courses de taureaux (Corrida) 1 », 1934.

Robin des Bois trouve déplorable que le PSG fasse la promotion de la fauconnerie!

Robin-des-bois-LLPAAParis, 02/01/2014Robin des Bois a regretté que des joueurs du PSG, actuellement en stage au Qatar, aient participé à la promotion de la chasse au faucon – chasse réalisée avec un faucon dressé – une pratique qui menace plusieurs espèces, dont le faucon, selon l’association.

PSG-ibrahimovic-chasse-fauconDans le cadre d’un partenariat signé entre le PSG et Qatar Tourism Authority (QTA, l’office de tourisme du pays), l’attaquant vedette Zlatan Ibrahimovic et deux de ses coéquipiers ont posé aux côtés de faucons dans le désert du Qatar, comme en témoignent des photos mises en ligne par le club lui-même.

Lors de ce « safari », un fauconnier a présenté aux joueurs « l’art ancestral de la chasse au faucon », précise quant à elle l’agence chargée de la communication de QTA.

Et Zlatan Ibrahimovic de s’en vanter, en adressant ses vœux aux supporters parisiens : « Je suis avec le PSG au Qatar pour préparer 2014, en célébrant la nouvelle année et affrontant le Real Madrid en amical. Aujourd’hui, Maxwell, Papus et moi-même partageons notre intérêt pour la chasse en apprenant tout sur la fauconnerie. Intéressant. Bonne année ! »

zlatan-ibrahimovic-chasseurRien d’étonnant quand on y songe, de la part d’un homme qui a décrit la chasse dans sa biographie « Moi Zlatan Ibrahimovic » comme une activité qui lui permet de « retrouver le calme et la solitude ». D’ailleurs le Suédois avait faussé compagnie à l’équipe la saison passée pour aller chasser dans la Vienne et dans son pays natal. En avril dernier, il avait également fait visiter le Salon de la Chasse de Mantes-la-Jolie à certains de ses coéquipiers.

« Il est déplorable qu’une prestigieuse équipe française de football participe à la promotion de cette pratique certes historique mais aujourd’hui irresponsable » juge pour sa part l’association Robin des Bois.

Faucon-LLPAA-Robin-des-boisSelon l’ONG, bien que le commerce de cette espèce soit réglementé à travers l’annexe I de la Cites (la convention international encadrant le commerce des espèces menacées), le « trafic est en expansion »: des faucons pèlerins et sacre sont capturés « en milieu naturel » en Russie, en Inde et au Pakistan et « revendus à prix d »or à des fauconniers arabes » en vue de la pratique de la chasse avec faucon, assure-t-elle.

De plus, ces rapaces sont utilisés par les chasseurs pour capturer des outardes Houbara, « un oiseau des milieux arides désormais menacé d’extinction à l’état sauvage« , déplore Robin des Bois.

Le faucon pèlerin est protégé au niveau international par la Convention de Berne.

Au niveau mondial, il ne figure toutefois que dans la « préoccupation mineure » de la Liste rouge de l’IUCN, l’inventaire de référence sur les espèces menacées. « En effet, l’espèce a une large distribution, la tendance globale de la population semble être stable et la taille de la population est importante », selon le site de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Le faucon sacre figure pour sa part comme « en danger » sur la Liste rouge.

SOURCES : Article RTL.be / Article 20minutes – PSG: Quand Zlatan Ibrahimovic part à la chasse au faucon / Article PSG Community / Post Africa Top Sports

Les vaches en colère manifestent en janvier! Nous aussi!

Lettre d'information L214. Ensemble pour les animaux !

Les vaches en colère manifestent en janvier

Pourquoi sont-elles en colère ?

Panneau de manifestation contre l'élevage des 1000 vachesRappel des épisodes précédents – En août 2011, nous apprenons qu’un promoteur a pour projet la construction d’un élevage intensif de 1 000 vaches et 750 veaux et génisses d’une ampleur jamais vue en France.Dès lors, une forte mobilisation se crée à l’initiative d’un groupe d’habitants de la commune concernée : Drucat (Somme). Une manifestation a lieu en février 2012, L214 participe déjà au mouvement de contestation à cette époque.

Cet élevage soulève plusieurs problèmes : l’exploitation des animaux toujours plus forte, le non-respect de l’environnement, la santé publique. La résistance contre ce projet démentiel s’organise, animée par une pluralité d’organisations. Elle a déjà été marquée par de nombreuses actions.

→ Plus d’information

Une semaine de revendication

Le mardi 7 janvier, à l’Assemblée nationale, aura lieu une première lecture de la loi d’avenir pour l’agriculture. À l’appel de plusieurs organisations dont Novissen (à la base du mouvement), la Confédération Paysanne et L214, des actions auront lieu devant des préfectures. À Paris, une manifestation est organisée devant l’Assemblée nationale.

Quelle revendication ? Nous demandons aux pouvoirs publics d’arrêter la construction (actuellement en cours) de l’élevage des 1 000 vaches et plus généralement de mettre un terme à un système agricole dépourvu de compassion pour les animaux. En ce moment, rien qu’en France, ce sont 280 millions d’animaux qui sont tenus enfermés dans des bâtiments.

Bandeau d'actions

Les animaux ne doivent pas être oubliés, il est primordial que cette mobilisation soit forte, nous vous invitons à faire partie du troupeau de vaches en colère qui manifestera la semaine du 6 janvier prochain à Paris, Marseille, Lyon, Rennes, Nantes, Lille, Perpignan, Arras, Dijon, Beauvais.

→ Consultez le calendrier des actions

Un appel à manifester très groovy

Le clip des vaches en colère est une parodie du tube de Robin Thicke. Ambiance déjantée pour une ferme-usine à déboulonner  ! 3’40 de plaisir pour vous motiver !

Clip des vaches en colère

SOURCE : La lettre L214

Statut juridique de l’animal… Les Puces de Luce Lapin

Statut juridique de l’animal… ou révolution de pacotille ?

Ils sont vingt-quatre. Comme l’a justement écrit la journaliste et écrivaine Florence Pinaud sur Rue89 («Comment défendre les animaux sans se faire traiter d’idiot?»), impossible de les accuser de «sensiblerie».

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Florence Burgat, Luc Ferry, Élisabeth de Fontenay, Edgar Morin, Boris Cyrulnik, Jacques Julliard, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Erik Orsenna, Hubert Reeves, Didier Van Cauwelaert et treize autres intellectuels — en tant que tels, leurs signatures, «respectables», sont une caution, leur position, de fait, est crédibleont signé le manifeste de la Fondation 30 Millions d’amis

pour un nouveau statut de l’animal dans le Code civil.

Il reconnaîtrait sa nature d’être sensible et le placerait dans une catégorie intermédiaire, entre les humains et les choses.

Cette initiative est approuvée par neuf Français sur dix (sondage IFOP-30 Millions d’amis, 29-31/10/13).

En effet, les animaux domestiques, déjà reconnus, eux, comme «sensibles» (article L214-1 du Code rural), sont cependant toujours, au nom de la loi, considérés comme «biens meubles» (article 528 du Code civil, inspiré de Descartes et de son cruel «animal machine»).

Les animaux ne seront pas les seuls à profiter de cette avancée, une meilleure humanité en découlera. Cela s’appelle le Progrès.

Mais la seule perspective de leur donner un vrai statut en effraie déjà d’aucuns, qui s’inquiètent de savoir si l’on pourra toujours «les manger».

À propos de la corrida, dès que l’on émet l’éventualité de son abolition, c’est déjà le refrain des aficionados: et après l’interdiction de la corrida, ce sera la chasse, le cirque, le foie gras…, dans le genre: «On vous voit venir!»

Pour faire le pendant, j’ai envie de répondre, par provocation, mais pas seulement: «Bien vu, on y a déjà pensé!» Pour ce qui est de «les manger», ma première réaction, moi qui n’en consomme pas la queue d’un, fut d’être agacée par ces carnivores égoïstes incapables de ressentir la moindre compassion, ensuite d’en rire, puis, après réflexion, j’ai trouvé la question des plus intéressantes et judicieuses — elle pointe exactement le fond du problème et aurait déjà dû se poser antérieurement.

Car ce statut irait de pair avec une meilleure considération de nos «frères inférieurs» et serait fondé sur de nouvelles relations.

Mais j’y vois poindre l’émergence d’un formidable paradoxe.

Comment alors logiquement, et surtout légalement, pouvoir continuer à parquer poules, cochons, lapins, etc., dans des élevages intensifs, à chasser, pêcher, gaver, toréer, expérimenter, exhiber, sacrifier au nom du dieu Mode, dresser pour les cirques dans des numéros contre nature et dangereux qu’on force à exécuter éléphants, tigres, lions, etc., comment pouvoir continuer de même à emprisonner dans les zoos et les delphinariums (liste non exhaustive!) des êtres vivants enfin reconnus comme sensibles, qui ressentent la faim, la soif, la peur, l’angoisse, la douleur, dotés d’une intelligence équivalente à la nôtre, proportionnellement à son espèce, les faire souffrir, les TUER?

Il faudrait donc impérativement supprimer tous les articles de loi précédents, afin de ne pas se retrouver dans un cas de figure qui réduirait à néant ce statut révolutionnaire.

Quelles seraient les limites d’un tel texte? Je pense notamment à l’excellent article 521-1 de notre Code pénal, qui punit les sévices cruels exercés sur les animaux de deux mois de prison ferme et de 30000 euros d’amende, mais dont l’alinéa 7 autorise l’«exception culturelle» en France: corrida dans le Sud et combats de coqs dans le Nord, et dont nous, anticorrida, demandons la suppression, qui nous paraît d’une légitime évidence, aux politiques.

Voilà qui illustre parfaitement mon ressenti et mes craintes. Mais alors combien d’alinéas faudra-t-il afin que ce statut soit «acceptable» pour les humains?

Et, dans ce cas… à quoi bon?

Luce Lapin

statut-juridique-animal-30M-d-amisDéjà plus de 461 000 signatures.
Si vous aussi vous souhaitez que les animaux soient reconnus comme êtres sensibles,

signez la pétition!

• À noter : Florence Pinaud est l’auteure de l’excellent « Respecter les animaux à petit pas« , avec Anne-Lise Combeaud pour les (très beaux) dessins (Actes Sud Junior, février 2013, à partir de 8 ans).

Article source daté du 19 novembre 2013 disponible sur le site du journal Charlie Hebdo.

Le choix du vivant – Gérard CHAROLLOIS

 Le choix du vivant

Des présidents de chambres d’agricultures du Sud de la France indiquent au ministre de l’écologie que les éleveurs de montagne refusent la présence de tous les prédateurs. En fait, ces éleveurs veulent des parcs nationaux parcs à moutons où des troupeaux sans surveillance détruisent toute végétation, sans prédation naturelle et sans concurrence d’herbivores sauvages.

Le préfet de HAUTE SAVOIE a autorisé une tuerie de centaines de bouquetins au motif que ces animaux pourraient être porteurs de brucellose dont un cas humain se manifesta au printemps dernier.

Partout, systématiquement, au nom du profit, de l’aseptisation, des peurs irrationnelles, l’homme tue.

Il ne tolère ni loup dans les forêts, ni pigeons dans les villes, car « l’animal sauvage est dangereux ! »

Dans le même temps les élus persistent à aménager le territoire en routes et en aéroports, contribuant ainsi à soustraire des espaces à la nature.

Qu’elle est fossilisée cette classe politique qui offre NOTRE DAME DES LANDES à un oligarque bien connu, ami de l’ancien président, roi des parkings et des autoroutes !

Puis, il y a des milliers de micro-NOTRE DAME DES LANDES, sous formes de ronds-points, de zones artisanales, de carrières, de déviations contournantes.

Inspiré par les affairistes, entrepreneurs et exploitants, un groupe de députés, aux ordres des forces d’argent, dépose en cette fin d’année, une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer, de la constitution, le « principe de précaution », frein aux appétits insatiables des prévaricateurs de la finance.

Ce texte ne sera pas adopté, mais illustre un état d’esprit contre nature si présent chez trop d’élus.

Maires, ils font abattre systématiquement les grands arbres urbains en feignant de les remplacer par de jeunes qui n’auront jamais la chance de vieillir.

Ainsi, sans l’avouer, subrepticement, en affirmant le contraire, l’homme (homo-economicus) est l’ennemi de la nature.

Bien sûr, il n’assume pas son crime.

Il tue, aménage, extermine, aseptise, mais c’est pour défendre son troupeau, préserver sa forêt usine à bois, prévenir les accidents, lutter contre la rage, à moins que ce ne soit l’échinoccocose, la brucellose, la grippe aviaire, pour désenclaver, pour un développement « bien évidemment durable ».

Pour la propagande officielle et le prêt-à-penser, seuls des « écolos intégristes », des « extrémistes animalistes farfelus » peuvent s’opposer à de telles mesures, car ils « sont contre tout » et « veulent nous ramener à la lampe à pétrole ».

Ainsi, l’imposture suit le crime et l’injure tient lieu de paravent aux exactions.

Les ennemis de la terre préfèrent salir que lire, dénigrer que réfuter, insulter qu’argumenter.

Cependant, les faits sont ce qu’ils sont.

Par pans successifs, sous mille prétextes, l’homme anéantit le vivant, artificialise son milieu de vie.

Si, dire la vérité, c’est être « intégriste » « extrémiste » ou autres amabilités débiles dont nous affublent les ennemis de la terre, soyons, sans couardise, ceux qui disent les faits.

Par-delà chaque conflit entre l’exploiteur, le tueur, le pollueur et la nature, soyons du côté de la vie.

Le choix n’est jamais entre l’humain et la biodiversité.

La conciliation est toujours possible, à condition de changer les pratiques et de faire reculer l’obscurantisme.

Pour satisfaire les très légitimes intérêts de l’humain, pour faire reculer la pauvreté, pour promouvoir les valeurs fondamentales de solidarité, d’assistance, pour juguler l’esprit de compétition, poison moral inoculé par les milieux d’argent, pour vaincre la souffrance physique, point n’est besoin de massacrer la bécasse ni d’offrir à des affairistes prévaricateurs des infrastructures destructrices de biodiversité.

Pour sauver la nature, point n’est besoin de renoncer aux conquêtes scientifiques, au vrai progrès, à un hédonisme altruiste.

Il suffit de faire le choix du vivant, choix qui en éthique, en politique, en philosophie s’appelle le biocentrisme.

A l’inverse des nihilistes, nous affirmons des valeurs positives, concrètes, des valeurs bénéfiques à tout être vivant.

 Gérard CHAROLLOIS

 Lettre publiée le 29 décembre 2012 – CVN – Convention Vie et Nature

Gérard Charollois est un juriste et un militant écologiste français. Il est le président et cofondateur du mouvement Convention Vie et Nature pour « une écologie éthique et radicale » et pour « le respect des êtres vivants et des équilibres naturels ».

A LA TRACE – Opus n°2 de l’association Robin Des Bois

A LA TRACE : sur la piste de celles et ceux qui malmènent les animaux sauvages menacés d’extinction et en tirent en marge de la légalité internationale des profits petits ou exorbitants.

La volonté de l’Association Robin des Bois est de proposer tous les 3 mois un panorama mondial et décloisonné des événements liés au braconnage des animaux protégés par les conventions internationales et les réglementations nationales. Les trafics d’animaux ou de leurs sous-produits se faufilent dans l’obscurité comme les armes, les drogues, la fausse monnaie, en empruntant toutes les voies possibles de transport.

A-LA-TRACE-opus-2-Association-Robin-des-bois-LLPAALe socle transnational de la réglementation du commerce international des espèces sauvages menacées est la Convention de Washington entrée en vigueur en 1975. Cette Convention est plus connue sous le nom de CITES.

Annexes-CITES-Robin-Des-Bois-LLPAATous les évènements cités et explicités dans A la Trace sont en infraction avec l’une des trois annexes de la CITES ou avec la réglementation  nationale de ses États membres.

D’autres instruments légaux internationaux telle la Commission Baleinière Internationale sont aussi dans le jeu.

La documentation provient de la presse mondiale consultée par l’équipe de Robin des Bois et du réseau international d’ONG dédié à la protection et au respect de la faune sauvage, notamment le Species Survival Network et les ONG locales qui depuis le monde entier prennent des risques en émettant des signaux d’alarme pour mettre en lumière la lucrative autant que cruelle criminalité envers la faune sauvage.

A LA TRACE veut aider à faire la lumière sur les circuits transfrontaliers des cornes, de l’ivoire, des plumes, des écailles, des bois de cerf et des animaux vivants, ces migrants involontaires arrachés à leurs milieux naturels. A LA TRACE observe les itinéraires, les fréquences, les connivences, les récidives, les cours des matières et les pratiques des trafics. A LA TRACE suit pas à pas les tactiques et les techniques des braconniers et des trafiquants.

De la plume même de Robin Des Bois : « sans prétention à l’exhaustivité, c’est dans la régularité et au bout de 2 à 3 années qu’A LA TRACE prouvera à tous son utilité ».

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