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L’huile de palme bio ou le massacre à l’éthiquette | Le Blog d’Avenue Colombie

Aujourd’hui lorsque l’on évoque l’Indonésie on pense immédiatement à ces images d’orangs-outangs fuyant désespérément la destruction de leur milieu naturel pour faire place à d’immenses étendues de palmier à huile, de véritables déserts biologiques par opposition à la richesse irremplaçable des forêts primaires ainsi détruites. L’étendue du désastre est telle que les superlatifs viennent vite à manquer.

Le moteur de cette frénésie destructrice ?

Le profit bien sûr, au mépris de la nature et de tous ses habitants, y inclus les peuples autochtones et les communautés paysannes dont on parle moins.

Et tout cela pour satisfaire la demande internationale en agro-carburants et en matière grasse bon marché pour l’industrie agro-alimentaire. Ce jeu de massacre, dénoncé maintenant depuis des années par divers acteurs, ne donne aucun signe de ralentissement, bien au contraire.

Néanmoins, une récente campagne de Greenpeace commence à porter ses fruits auprès des grands distributeurs un peu partout dans le monde.

Ce que l’on sait moins c’est que la Colombie marche vaillamment sur les traces de l’Indonésie et est maintenant le premier producteur d’huile de palme d’Amérique du Sud. Certes, comparé à l’Indonésie la production peut sembler bien modeste, mais petite particularité, l’Europe est largement compromise dans ce massacre là.

Les conséquences environnementales et sociales sont exactement les mêmes que partout ailleurs dans le monde : expulsion des communautés paysannes par un régime de terreur, enrôlement quasi-forcé des survivants dans de pseudo-coopératives, destruction de forêts primaires, etc.

Vous avez dit « bio »?

Et ce que l’on sait moins encore c’est que l’huile de palme colombienne a colonisé la plupart des rayons de nos supérettes bio : plats cuisinés, céréales grillées, huiles et margarines de cuisson, pâtisseries, cosmétique, entretien, etc. l’huile de palme dont le nom se résume le plus souvent à “huile ou graisse végétale” (à croire que les fabricants en sont peu fiers) est partout.

L’excuse ? Cette huile de palme est produite par le groupe Daabon, dont les produit sont certifiés bio voire équitable par toute une ribambellle de professionnels de la certification : Rainforest (une ONG américaine versée dans le greenwashing), FLO (dont le représentant français est Max Havelaar), etc. sans oublier Ecocert, notre champion national de la certification, à la tête d’un petit empire international.

En effet, en France, tous, du transformateur au distributeur s’abritent derrière les sacro-saintes certifications d’Ecocert. Que cette certification soit remise en cause et c’est tout l’édifice qui s’écroule, de l’importateur aux distributeurs en passant par les transformateurs. Alors aussi longtemps que possible il faut continuer de nier les expulsions de paysans, écarter tout lien possible avec la mafia narco-paramilitaire responsable de massacres indescriptibles, sans oublier les destructions environnementales qu’il faudrait accepter comme des dommages collatéraux d’un développement salvateur.

marée rouge (huile de palme) Daabon et l’environnement : la “marée rouge” due à un réservoir d’huile de palme (de Terlica SA, filiale de Daabon) qui s’est déversé en baie de Taganga ; un exemple parmi d’autres (déforestation, détournement de rivières, etc.).

L’huile de palme bio consommée en France nous vient donc d’une célèbre compagnie colombienne, Daabon, via son importateur français, Brochenin, bien connu du petit monde bio. Cette huile, la moins chère du monde et aux qualités discutables, est produite dans la région de Santa Marta, sur la côte Caraïbes, la région traditionnellement la plus corrompue de Colombie en raison de l’ancienneté de son occupation et de sa position stratégique qui se prête depuis toujours à tous les trafics. La chape de plomb imposée par les grandes familles qui y sont établies depuis des siècles fait que l’espérance de vie de tout contestataire de l’autorité des barons locaux y est sensiblement plus courte que n’importe où ailleurs dans le pays, où elle n’est déjà pas très élevée. Malgré ce climat moyen-âgeux, la compagnie Daabon n’a pas réussi à étouffer l’expulsion de 123 familles de paysans des terres de “Las Pavas”  acquises le plus légalement du monde pour étendre ses plantations d’huile de palme après quelques modifications du paysage, le tout avec l’aval de l’INCODER, organisme chargé de valider les transaction de ce type ; petit détail pas moins de 154 fonctionnaires de l’INCODER sont inculpés de corruption !

Pour la petite histoire, les terres de Las Pavas ont été successivement occupées par le cartel de Medellin puis par les paramilitaires.

A noter qu’à travers Fedepalma, la fédération des planteurs de palme de Colombie, Daabon a été l’un des grands promoteurs de la RSPO (table-ronde de l’huile de palme “durable” !), une arnaque de haut vol, qui, avec la complicité du WWF, a été transposée au soja dont l’importation massive conditionne notre industrie de la viande. Pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, Daabon a aussi développé sa production d’agro-carburants (toujours à base d’huile de palme) avec une usine considérée comme la plus grosse unité de production d’Amérique Latine (100000 tonneaux). Par faveur présidentielle, son propre terminal portuaire a le statut de zone franche pour faciliter ses exportations.

L’affaire de “Las Pavas” a été relayée en Grande-Bretagne par le journal The Guardian à propos des savons de la société Body Shop, filiale du groupe français l’Oréal (oh quelle surprise !). En Allemagne, le sujet est passé sur la chaîne SWR à une heure de grande écoute.

Et en France ? Rien. Rien, puisqu’on nous assure que tous ces gens de Daabon sont des types formidables. Un de ces stupides malentendus tropicaux, tout au plus, et puis on ne fait pas d’omelette sans casser les oeufs, n’est-ce pas ?

Ainsi va le joyeux monde de la certification par des sociétés privées dont le chiffre d’affaire dépend directement du volume de certification.

Mais comment pourrait-il en être autrement ? Qu’il s’agisse de certifications bio, équitable ou autre, a fortiori quand elles concernent des pays lointains, quand toutes les informations sont confidentielles, toute possibilité de débat contradictoire est ainsi confisquée : on en comprend maintenant les raisons ! Alors tout est pourri et le monde est foutu ? Que nenni !

Des alternatives existent : les Systèmes de Garantie Participatifs dont Nature et Progrès a été le pionnier en France et repris par exemple par Minga. Des démarches qui ne prennent pas les citoyens que nous sommes pour des con-s-ommateurs dont le seul droit est d’acheter sans poser de questions, des démarches qui nous aident à comprendre et à nous ré-approprier l’économie. Mais ceci est une autre histoire, un autre jour.

SOURCE : L’huile de palme bio ou le massacre à l’éthiquette | Le Blog d’Avenue Colombie.

Un autre article du Blog d’Avenue Colombie tout aussi intéressant : Bio ou pas bio, telle n’est pas la question (à propos de l’huile de palme de Colombie)

Le dossier de Sauvons La Forêt sur l’huile de palme.

Le rapport « Les amis de la terre » de mai 2011 : « Arnaque à l’huile de palme durable »

Sur la RSPO :

La certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil)

RSPO ou la mauvaise blague du durable

 

 

 

 

lun 13 janvier – Des opposants aux projets Inutiles bloquent le chantier illégal du projet Ol-Land

Des citoyens se mobilisent contre un projet aussi illégitime qu’inutile! « OL Land » : une Zone A Défendre!!

A Lyon, citoyens et divers mouvements et associations se mobilisent depuis le début 2012. et malgré les pressions et les interventions parfois très violentes des forces de l’ordre, les zadistes tiennent bon sur le terrain, multipliant les actions toujours non violentes!

Comme celle d’hier!

RÉSULTAT: des citoyens arrêtés, avec comparutions le 24 Février et procès le 19 Mai…

Voici ce qui arrive lorsque les citoyens se dressent contre les intérêts privés et financiers d’une poignée de capitalistes, avec la bénédiction tacite des politiques locaux, qui se taisent, et le silence des médias nationaux!

SOUTENEZ CES CITOYENS : parlez d’eux dans vos réseaux, sur les médias sociaux! Rejoignez-les sur le terrain!

 POURQUOI cette ZAD ?

Le projet : un nouveau grand stade à Lyon, chantier pharaonique.

Projet qui implique l’expropriation d’une trentaine d’agriculteurs et de 160 hectares de terres agricoles, achetées aux agriculteurs à des prix dérisoires.

Projet qui va coûter près de 400 millions d’euros de dépenses publiques, au seul profit d’un groupe d’investisseurs privés!!

Projet entaché d’entente illicite entre l’OL Groupe et le Grand Lyon, présidé par Gérard Collomb, sénateur maire PS de Lyon!

Projet synonyme de spéculations immobilières douteuses, menées par La Foncière du Montout, propriétaire des terrains et dont l’OL est actionnaire majoritaire!

Projet dont pourtant les commissaires de l’enquête publique de 2010 ont souligné l’« absence quasi totale d’utilité » des infrastructures pour les habitants et les travailleurs des communes concernées.

Projet ayant fait l’objet de pas moins de 36 recours en justice!!

Et ici comme pour l’aéroport de Notre-Dames-des Landes, autre ZAD, on retrouve la même multinationale française : Vinci!

OBJECTIF DE LA ZAD DE LYON

Le but pour les citoyens mobilisés est de tenir, suffisamment longtemps pour que ce GPI (Grand Projet Inutile) prenne du retard dans les travaux, dont la date buttoir d’achèvement est l’Euro 2016, et que de facto, donc, il n’ai plus aucune utilité!

Et il est temps que les politiques et grands groupes privés soient enfin responsables et justiciables lorsqu’ils entreprennent de telles exactions frauduleuses, qui plus est avec l’argent du citoyen contribuable!

Ne rien dire ou ne rien faire c’est cautionner! A bons entendeurs…

Collectif ZAD Lyon

Ce lundi 13 janvier à 7h00, des véhicules arrivent devant l’entrée principale du chantier du projet de stade géant Ol – Land.

source photo : www.lyonmag.com

Une minute plus tard une chaine humaine est formée sur la grille du chantier. Les militants se sont enchainés solidement au portail et bloquent ainsi les ouvriers qui arrivaient au travail. D’autres militants  déposent des banderoles, tractent et discutent avec les ouvriers. « Écologie? Économie? Démocratie ?  STOPPONS OL-LAND » suivi d’un logo d’anti-Hayraultport Notre Dame des Landes 😉 sont affichés sur les banderoles.

Vidéo de Foutou’Art

Un premier ouvrier a d’abord tenté de foncer sur les militants enchainés avec sa voiture, il pousse les barrières avec le par choc mais les soutiens aux enchainés lui expliquent que c’est inutile. Il dira ensuite qu’il plaisantait… quoi qu’il en soit, il partira sans plus ; puis , surprise, tous les ouvriers avertis de intentions des militants affichent…

Voir l’article original 473 mots de plus

Arrêtons avec l' »économie du partage »

Don´t worry, be hippie / Radio Saigón via Flickr CC Licence ByPar Matthew Yglesias – Traduit par Jean-Laurent Cassely

Rien de ce que nous appelons « économie du partage » n’est du partage.

 Bien que j’aime beaucoup des entreprises qui tombent sous cette appellation, je suis de plus en plus agacé par le terme d’ »économie du partage » [sharing economy], qui est utilisé comme raccourci pour catégoriser un éventail assez divers d’entreprises, dont pratiquement aucune n’implique sérieusement le partage.

Dans ces circonstances, j’ai été heureux de voir la présentation de Rachel Botsman sur le fait que l’économie du partage manque d’une définition partagée, dans laquelle elle tente de sauver le concept en adoptant une typologie plus fine.

Mais je ne pense pas que cela fonctionne. Ce terme est idiot, et il mérite de mourir.

 Du plus loin que je me souvienne, tout ça a commencé avec Zipcar…

Suite de l’article : Arrêtons avec l’«économie du partage» | Slate.fr.

Le choix du vivant – Gérard CHAROLLOIS

 Le choix du vivant

Des présidents de chambres d’agricultures du Sud de la France indiquent au ministre de l’écologie que les éleveurs de montagne refusent la présence de tous les prédateurs. En fait, ces éleveurs veulent des parcs nationaux parcs à moutons où des troupeaux sans surveillance détruisent toute végétation, sans prédation naturelle et sans concurrence d’herbivores sauvages.

Le préfet de HAUTE SAVOIE a autorisé une tuerie de centaines de bouquetins au motif que ces animaux pourraient être porteurs de brucellose dont un cas humain se manifesta au printemps dernier.

Partout, systématiquement, au nom du profit, de l’aseptisation, des peurs irrationnelles, l’homme tue.

Il ne tolère ni loup dans les forêts, ni pigeons dans les villes, car « l’animal sauvage est dangereux ! »

Dans le même temps les élus persistent à aménager le territoire en routes et en aéroports, contribuant ainsi à soustraire des espaces à la nature.

Qu’elle est fossilisée cette classe politique qui offre NOTRE DAME DES LANDES à un oligarque bien connu, ami de l’ancien président, roi des parkings et des autoroutes !

Puis, il y a des milliers de micro-NOTRE DAME DES LANDES, sous formes de ronds-points, de zones artisanales, de carrières, de déviations contournantes.

Inspiré par les affairistes, entrepreneurs et exploitants, un groupe de députés, aux ordres des forces d’argent, dépose en cette fin d’année, une proposition de loi constitutionnelle visant à supprimer, de la constitution, le « principe de précaution », frein aux appétits insatiables des prévaricateurs de la finance.

Ce texte ne sera pas adopté, mais illustre un état d’esprit contre nature si présent chez trop d’élus.

Maires, ils font abattre systématiquement les grands arbres urbains en feignant de les remplacer par de jeunes qui n’auront jamais la chance de vieillir.

Ainsi, sans l’avouer, subrepticement, en affirmant le contraire, l’homme (homo-economicus) est l’ennemi de la nature.

Bien sûr, il n’assume pas son crime.

Il tue, aménage, extermine, aseptise, mais c’est pour défendre son troupeau, préserver sa forêt usine à bois, prévenir les accidents, lutter contre la rage, à moins que ce ne soit l’échinoccocose, la brucellose, la grippe aviaire, pour désenclaver, pour un développement « bien évidemment durable ».

Pour la propagande officielle et le prêt-à-penser, seuls des « écolos intégristes », des « extrémistes animalistes farfelus » peuvent s’opposer à de telles mesures, car ils « sont contre tout » et « veulent nous ramener à la lampe à pétrole ».

Ainsi, l’imposture suit le crime et l’injure tient lieu de paravent aux exactions.

Les ennemis de la terre préfèrent salir que lire, dénigrer que réfuter, insulter qu’argumenter.

Cependant, les faits sont ce qu’ils sont.

Par pans successifs, sous mille prétextes, l’homme anéantit le vivant, artificialise son milieu de vie.

Si, dire la vérité, c’est être « intégriste » « extrémiste » ou autres amabilités débiles dont nous affublent les ennemis de la terre, soyons, sans couardise, ceux qui disent les faits.

Par-delà chaque conflit entre l’exploiteur, le tueur, le pollueur et la nature, soyons du côté de la vie.

Le choix n’est jamais entre l’humain et la biodiversité.

La conciliation est toujours possible, à condition de changer les pratiques et de faire reculer l’obscurantisme.

Pour satisfaire les très légitimes intérêts de l’humain, pour faire reculer la pauvreté, pour promouvoir les valeurs fondamentales de solidarité, d’assistance, pour juguler l’esprit de compétition, poison moral inoculé par les milieux d’argent, pour vaincre la souffrance physique, point n’est besoin de massacrer la bécasse ni d’offrir à des affairistes prévaricateurs des infrastructures destructrices de biodiversité.

Pour sauver la nature, point n’est besoin de renoncer aux conquêtes scientifiques, au vrai progrès, à un hédonisme altruiste.

Il suffit de faire le choix du vivant, choix qui en éthique, en politique, en philosophie s’appelle le biocentrisme.

A l’inverse des nihilistes, nous affirmons des valeurs positives, concrètes, des valeurs bénéfiques à tout être vivant.

 Gérard CHAROLLOIS

 Lettre publiée le 29 décembre 2012 – CVN – Convention Vie et Nature

Gérard Charollois est un juriste et un militant écologiste français. Il est le président et cofondateur du mouvement Convention Vie et Nature pour « une écologie éthique et radicale » et pour « le respect des êtres vivants et des équilibres naturels ».

La consommation collaborative : késako?!

Intimement liée au développement du Web 2.0 qui a rendu possible les pratiques de collaboration à grande échelle,le nouvel engouement pour la consommation collaborative pourrait s’expliquer par le contexte économique et sociétal actuel. Dans une période de crise et de rigueur, les gens ont à cœur de retrouver du lien social et des activités à bas prix : les consciences collectives s’élèvent de plus en plus nombreuses désormais pour un changement radical des modes de consommation.

Partage, confiance, communauté,échange, seconde vie… Quelques uns des maîtres mots de cette solution alternative à la consommation traditionnelle qu’est la consommation collective. Elle ouvre la voie à de nouvelles possibilités de consommation moins consuméristes et plus consom’actrices…

«Dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat et d’évolutions technologiques, cette nouvelle manière de consommer est en plein essor et va prendre de plus en plus d’importance», explique Nathalie Damery, co-présidente de l’Observatoire société et consommation.

Il y a 2 grandes formes de consommation collaborative :

– celles où l’on achète en commun , de manière groupée, un bien ou un service, pour obtenir le plus souvent un prix .

– celles où les gens se prêtent , se donnent ou s’échangent des biens ou des services plutôt que de les acheter.

Nuage-Consommation-collaborative-LLPAA

Échanger biens et services

L’échange est le maître mot de la consommation collaborative. Tout (ou presque) peut se prêter, se louer ou se troquer. Avec la consommation collaborative, exit les circuits traditionnels d’échange sur le mode : un bien pour chaque consommateur. L’idée, c’est que plusieurs usagers peuvent profiter d’un même objet ou service. Cela permet de faire des économies et évite de gaspiller inutilement. Partager les frais d’un déplacement en voiture ? C’est possible avec les sites de covoiturage comme Blablacar. Emprunter un logement ? Le couchsurfing met en lien les voyageurs prêts à s’héberger mutuellement et Airbnb offre des locations de courtes durées chez des particuliers. Besoin d’une perceuse, d’une machine à gaufre ou d’un costume le temps d’une journée ? Rendez-vous sur le site Zilok, qui permet aux particuliers comme aux professionnels de mettre toutes sortes de biens en location. Du partage de machine à laver au repas chez l’habitant, les sites d’échanges de biens et services se sont multiplié ces dernières années;

LOGO-Consocollaborative-comConsocollaborative.com, blog créé en 2010 et devenu le media de référence pour toute l’actualité des startups et des services de consommation collaborative, en a recensé une centaine.

L’accès, c’est mieux que la propriété

Dans la consommation collaborative, la propriété n’est plus considérée comme un facteur de satisfaction primordiale . On peut profiter d’un objet ou d’un service à plusieurs sans forcément en être propriétaire. Un cas concret : les vélos en libre-service, dits  » vélib’ « , initiative qui permet à qui veut d’utiliser un bicycle sans le détenir et qui s’est répandue dans de nombreuses villes de l’hexagone.

Toujours la catégorie transports, l’autopartage offre la possibilité de partager une voiture avec d’autres personnes. N’est-ce pas mieux que d’engager chacun des frais dans un véhicule et un garage ?

Ensemble, on consomme mieux!

Consommer collaboratif, c’est aussi se regrouper pour acheter des produits à moindre coût et d’une meilleure qualité.  Les Amap (Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), par exemple, rassemblent des consommateurs autour d’un même producteur de produits bio pour des commandes régulières.

 Le système D, ça crée des liens!

La consommation collaborative rassemble des gens de tous horizons autour d’un échange qui laissent rarement indifférent. «Les gens viennent d’abord vers la consommation collaborative pour le porte-monnaie, puis une nouvelle forme de lien social se créé autour du système D et de la débrouille», explique Stéphane Riot, co-auteur de avec Anne-Sophie Novel. Vive la co-révolution ! Pour une société collaborative. Tous ceux qui partagent le disent. C’est un style de vie, on devient accro à ces façons de faire car au-delà de la nécessité économique ou des raisons militantes qui peuvent amener à ces nouveaux modes de consommation, c’est le fait de rencontrer d’autres personnes dans son voisinage ou à l’autre bout du monde qui plaisent. On tisse des liens, on échange des informations, une culture, des envies, on apprend les uns des autres. Et de là naissent des projets, des idées, des communautés. Des projets souvent très locaux prennent vie, cela dynamise le tissu social, le tourisme, etc.

Les effets induits…

1 – Lutte contre l’obsolescence programmée

En insistant sur l’usage des objets plus que sur leur propriété, la consommation collaborative est un outil formidable pour prolonger la durée de vie des biens et réduire le gaspillage des ressources : plutôt que de jeter, on revend, on troque, on rentabilise en louant, on répare si besoin en échangeant les façons de faire via des plateformes spécialisées.

2 – Moins de pollution

Aucune étude scientifique ne se penche encore sur les bénéfices environnementaux de la consommation collaborative. Dans le secteur du partage de voiture et du covoiturage pourtant, les acteurs se vantent souvent des économies de Co2 générées par la mutualisation de l’usage d’un véhicule ou d’un trajet. Ainsi, le site covoiturage.fr (l’un des deux leaders européens du covoiturage) valorise 500 000 tonnes de CO2 économisées sur 10 millions de trajets.

Pour l’ADEME, l’autopartage a un double intérêt:  « Il induit pour ses utilisateurs une diminution progressive du nombre de kilomètres parcourus en voiture et donc réduit la consommation d’énergie et les émissions de polluants. En outre, il permet de libérer de l’espace urbain utilisé auparavant pour le stationnement des véhicules » . Des études ont aussi prouvé que que le partage de véhicule permet de diminuer le taux de possession de voiture dans la population. Dans cet article de The Economist, on estime qu’une voiture en partage peut remplacer jusqu’à 15 voitures de particuliers.

3 – La promotion d’une économie de la fonctionnalité

Ces nouvelles façons de partager un objet stimulent aussi le développement de l’économie de la fonctionnalité : les entreprises doivent aujourd’hui revoir leur modèles économiques pour intégrer ces nouveaux modes de consommation. Le consommateur ne veut plus posséder le produit mais l’utiliser. Il faut donc insister sur l’expérience vécue par le consommateur, anticiper au mieux la logistique et les modalités d’usage.

4 – La force de la co-création

Les communautés sont d’ailleurs très fortes aussi dans le cadre des projets de production pair-à-pair, quand il s’agit de co-concevoir un produit. La voiture Open-source de Wikispeed ou le projet Protei destiné à nettoyer les océans fonctionnent par les principes de l’open-source avec des dizaines de personnes qui prennent de leur temps pour donner vie à leur passion. Leurs préoccupations ont ceci de commun de montrer qu’on peut faire mieux et autrement aujourd’hui. Et c’est la force de l’énergie de ces communautés qui prouvent alors à quel point il est possible d’accomplir de grandes et belles choses quand on est ainsi reliés et connectés, en partageant des valeurs.

5– Un management plus attentif à l’humain

A une échelle plus petite, les grands groupes commencent à s’intéresser à ces dynamiques et prolongent actuellement leurs stratégies de gestion de communautés (community management) par des démarches co-créatives avec leurs clients (pour personnaliser un produit, définir une offre, une application mobile, etc.) Cela ne se fait pas forcément à des fins écologiques, mais lorsque la démarche est bien réalisée, elle a le potentiel de modifier en profondeur le management, d’y inscrire une logique ascendante qui ira alors dans le sens de la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). C’est en étant à l’écoute de l’expérience accumulée par les clients qu’on améliore le service proposé par son entreprise et que l’on effectue une vraie innovation de service. Et par là même qu’on peut devenir une entreprise « libérée », à l’écoute, où les managers deviennent des facilitateurs.

6– Des projets qui se renouvellent

Lorsque l’écologie et l’économie collaborative se croisent, cela donne naissance à des sites tout aussi motivants les uns que les autres. Ainsi, entre autres :

www.energie-partagee.org afin de solidariser et décentraliser la production d’énergie, de quoi se diriger vers la troisième révolution industrielle.

– www.opensourceecology.org qui imagine un set de construction pour village écolo.

fairtradeelectronic.org pour promouvoir une électronique équitable.

Bluebees, un tout nouveau site qui allie financement participatif avec rémunération pour soutenir des projets qui ont (beaucoup) de sens dans les pays du sud.

La Ruche qui dit Oui ! qui promeut une alimentation locale avec un principe proche des AMAP mais un peu moins « contraignant » pour certains.

Il y a de nombreux autres sites que vous pouvez consulter ici pour en savoir plus sur la consommation collaborative. Fréquenter le site OuiShare.net vous permettra également de suivre l’actualité du sujet.

Le bois illégal circule en Europe!

Selon Interpol, l’exploitation forestière illégale représente actuellement entre 15 et 30 % des volumes de bois commercialisés dans le monde. La valeur du commerce du bois récolté illégalement est estimée à environ 11 milliards de dollars, c’est à dire comparable à celle du marché de la drogue !

Le bois illégal circule en Europe | Déforestation – L’actualité de Greenpeace France.

Cartographier la déforestation : les chercheurs de l’Université de Maryland et de Google ont utilisé Google Earth et 654 178 images issues du satellite Landsat 7, créant cette impressionnante cartographie des forêts disparaissant.

Le trafic du bois tropical sape la lutte contre la déforestation – Le rapport « Carbone vert, marché noir »

De l’exploitation forestière illégale

au blanchiment du bois

Le rapport « Carbone vert, marché noir »

En 2012, un rapport élaboré par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement ) et INTERPOL évalue entre 30 et 100 milliards de dollars par an les profits tirés par les organisations criminelles du commerce de bois illégal.

Rapport-Carbone-Vert-Marche-noir-LLPAALe rapport « Carbone vert, marché noir »

L’ampleur de cette exploitation illégale, dont les grands bassins tropicaux sont le théâtre principal, relativise les discours sur la lutte contre la déforestation énoncés tant par les Etats concernés que par les acteurs de l’industrie forestière. Elle « représenterait 50 % à 90 % de l’ensemble des activités forestières » en Amazonie, en Indonésie et dans le bassin du Congo.

A la lecture du rapport rédigé par les deux organisations, il se confirme que le business des bois tropicaux demeure un milieu gangrené par une corruption généralisée d’autant plus prospère que, dans bien des pays, elle permet à des fonctionnaires miséreux d’assurer le pécule de survie que leurs États ne peuvent plus leur offrir. « L’exploitation illégale a lieu en majorité dans les régions en conflit, pointe le rapport. Elle ne diminue pas, bien au contraire, car les cartels sont mieux organisés et déplacent leurs activités pour échapper aux services de police ».

UN FILON POUR LES MOUVEMENTS ARMÉS

Cette criminalité organisée est bien ce qui intéresse les enquêteurs d’Interpol qui sont montés en première ligne de l’opération de répression dans laquelle se retrouvent des défenseurs de l’environnement et des institutions chargées de lutter contre le grand banditisme. Cette coalition baptisée Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages (ICCWC), est opérationnelle depuis 2011. Elle regroupe, outre Interpol, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale des douanes et la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Car derrière ces mafias, il n’y a pas seulement des individus qui ont compris qu’il y avait à gagner sans prendre de gros risques compte tenu de la faiblesse du droit environnemental et de l’impunité dont jouissent les trafiquants dans la plupart des pays. Il existe aussi des mouvements armés qui y ont trouvé, comme dans le trafic d’ivoire, un filon pour financer leur cause. Ces réseaux font preuve d’une ingéniosité croissante.

« Ces cinq dernières années, on est passé d’une exploitation illégale directe à des méthodes plus sophistiquées de recel et de blanchiment« , souligne Interpol qui, exemples à l’appui, recense plus de trente manières « d’abattre illégalement, de blanchir et de commercialiser des grumes ». Parmi lesquelles, « la falsification de permis d’exploitation, le piratage de sites Internet gouvernementaux afin d’obtenir des permis de transport et des quotas plus importants, le blanchiment par l’intermédiaire de la construction de routes, de fermes d’élevage, de plantations de palmiers à huile, le mélange de bois légal et illégal pendant le transport ou dans les scieries »…

Sans oublier les classiques pots-de-vin. Ainsi en Indonésie, le rapport accuse « les plantations de servir souvent de couverture à l’objectif réel qui est l’abattage du bois ». Comme l’extension de routes qui, en passant dans des zones protégées, permettent de « récolter » des essences précieuses.

Une nouvelle façon de blanchir des millions de mètres cubes de bois est de mélanger du bois coupé illégalement avec du bois coupé légalement, pour ensuite le traiter et le blanchir dans des scieries et des usines de production de papier, de pâte à papier et de carton. Une autre grosse arnaque consiste à vendre du bois provenant de forêts sauvages comme provenant d’une plantation de bois légale, et souvent en profitant des subventions gouvernementales dont bénéficient ces plantations légales.

Le rapport explique clairement que l’exploitation illégale ne diminue pas, bien au contraire, car les cartels sont mieux organisés et déplacent notamment leurs activités illégales afin d’échapper aux services de police locaux ou nationaux.

Outre l’implication croissante de la criminalité organisée dans l’exploitation illégale du bois, le rapport souligne la recrudescence d’autres activités criminelles qui lui sont liées, notamment des meurtres, de la corruption, de la fraude et des vols, en particulier au préjudice des peuples autochtones.

LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN PÉRIL

Les forêts mondiales – qui  capturent le CO2 et le stockent (c’est ce que l’on appelle le carbone vert) – représentent l’un des piliers les plus importants pour lutter contre le changement climatique et assurer le développement durable. Aujourd’hui, il ne reste qu’un dixième de la surface mondiale des forêts primaires. Les forêts préservent la biodiversité et fournissent également des ressources en eau, des produits médicinaux, des nutriments recyclés pour l’agriculture et elles jouent un rôle dans la prévention des inondations ; elles sont cruciales pour la transition vers une économie verte dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté.

La destruction des forêts tropicales met donc en péril la lutte contre le changement climatique. C’est au nom de cette menace qu’Interpol et le PNUE justifient leur mobilisation commune. On estime que la déforestation – qui concerne principalement les forêts tropicales humides – représente 17 % des émissions de carbone mondiales, soit 1,5 fois plus que la totalité du trafic aérien, routier, ferroviaire et maritime.

Le rapport a été lancé officiellement lors de la conférence mondiale sur les forêts à Rome, lors d’un événement parallèle organisé par le programme ONU-REDD. Le programme ONU-REDD est une coalition formée par le Programme des nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme des nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le commerce illégal sape les efforts entrepris pour freiner la déforestation à travers notamment le mécanisme REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts), qui prévoit de rémunérer les efforts de conservation sur la base des tonnes de carbone séquestrées. Cette initiative en discussion depuis des années est souvent présentée comme « l’arme lourde » pour protéger les bassins tropicaux. Des milliards de dollars ont déjà été investis, même si pour l’instant le REDD n’a d’existence que sur un marché carbone forestier volontaire ou sous forme de projets pilotes. Interpol et le PNUE, qui soutiennent cette idée, oublient toutefois de dire que le REDD est déjà la cible de fraudes. Les aventures des « carbon cow-boys » – ces trafiquants d’un nouveau genre qui surfent sur l’appétit de carbone forestier – témoignent d’un système lui aussi loin d’être sécurisé. Bien que des progrès importants aient été réalisés grâce à des programmes tels que l’initiative REDD +, les efforts visent trop souvent à encourager et créer des incitations pour le commerce légal, sans prendre en compte la lutte contre le crime organisé. Or,  malheureusement, les incitations économiques actuelles sont rarement efficaces dans la réduction de la corruption et des activités illégales puisqu’il y a peu de risque d’être appréhendé.

“Le crime organisé transnational est une menace qui pèse lourdement sur l’environnement. C’est un problème qui demande une réponse légale internationale forte, efficace et innovante, et ce afin de protéger les ressources naturelles, de lutter contre la corruption et la violence liée à ce type d’activité qui peut également affecter la stabilité et la sécurité d’un pays”, a déclaré M. Ronald K. Noble, Secrétaire Général d’INTERPOL.

Une collaboration internationale renforcée en matière de législation environnementale et de son application n’est DE FACTO pas une option parmi d’autres. C’est en réalité la seule réponse pour lutter contre une criminalité internationale organisée qui menace les ressources naturelles, la soutenabilité environnementale et les efforts visant à sortir des millions de personnes de la misère.

LIRE AUSSI :

Sources :

Communiqué de presse d’Interpol

Article du Monde.fr

« Jamais la condition des animaux n’a été aussi misérable »

« Jamais la condition des animaux n’a été aussi misérable ».

Par Corine Pelluchon, Professeure de philosophie à l’université de Franche-Comté – Le Monde.fr | 23.12.2013

Les fêtes de fin d’année ne sont guère réjouissantes pour les oies et les canards mulards qui, pendant trois semaines, doivent ingurgiter deux fois par jour 450 grammes de nourriture en quelques secondes afin que leur foie atteigne dix fois son volume normal. A la même période, on trouve dans les vitrines des manteaux avec des cols en raton laveur.

Pour lire la suite…

Bientôt des jugements pour crimes contre la Nature? Une telle sentence sera peut-être bientôt possible grâce à vous.

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En effet une ICE (Initiative Citoyenne Européenne) a vu le jour en janvier dernier dans le cadre d’un nouvel outil de démocratie directe mis en place par l’Union européenne il y a un an.

Cette ICE, la douzième du genre, propose à la Commission européenne un nouveau projet de directive dite « Ecocide » visant les patrons d’entreprises, les chefs de gouvernements et les banquiers qui porteraient atteinte à l’environnement et aux populations qui en dépendent.

Le naufrage de l’Erika, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l’explosion de l’usine chimique AZF…. Tous ces désastres écologiques peuvent être qualifiés d’écocide puisqu’ils ont détruit des écosystèmes. Si ces catastrophes restent ancrées dans les mémoires et que des responsables ont payé des dommages et intérêts, aucune poursuite pénale n’a été engagée. En effet, en Europe, les catastrophes écologiques dues à des négligences de l’Homme sont punies par des amendes pour non conformité à la loi mais ne sont pas qualifiées d’action criminelle. C’est sur cet aspect qu’une poignée de citoyens européens a décidé d’agir en lançant l’initiative citoyenne européenne «Arrêtons l’écocide en Europe – Donnons des droits à la Terre » pour faire reconnaître l’écocide comme un crime. L’objectif est donc de rendre l’écocide illégal en Europe mais aussi en dehors de l’Europe si il est commis par des européens ou s’ils s’en portent complices. Deviendront aussi illégaux sur le territoire européen tous produits issus d’un écocide.

Le crime d’écocide peut avoir plusieurs qualifications : crime contre la Nature afin de protéger les êtres vivants non-humains, crime contre l’humanité, crime contre les générations futures car en détruisant nos écosystèmes, nous nous détruisons nous-mêmes et enfin crime d’écocide culturel quand des populations autochtones voient leurs modes de vie menacés par des projets industriels qui détruisent leur environnement.

SIGNEZ L’INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE pour que le crime d’Ecocide soit reconnu afin de protéger notre futur!

Bienvenue sur le blog de l’Association LLPAA – Laissons Leur Peau Aux Animaux!

LLPAA MILITE POUR LE RESPECT DU VIVANT!

LLPAA est une association anti-spéciste. Par conséquent, nous soutenons les actions et mouvements qui luttent pour la préservation, le respect et les droits du vivant, qu’il soit humain, non humain, ou environnemental.

Nous croyons profondément à la synergie des luttes en ce sens!

C’est pourquoi vous trouverez sur ce blog non pas des articles spécifiques à notre objet principal, l’exploitation des animaux pour leur peau, mais des articles, et des liens relatifs aux luttes que nous soutenons, aux associations partenaires, nos coups de cœur… Bref, ce blog se veut différent du site institutionnel! 😉